Stare wars •• Jeadly
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Mar 15 Mar - 14:17

A l'étage d'une auberge au bord de la grand-place...

- Bah ça par exemple... Toi au moins, quand tu viens, c'est pas pour rien !!
- Chhhht tu vas nous faire remarquer ! Je suis venue in-co-gni-to !!


A l'étage d'une auberge destinée aux voyageurs éphémères ou sans logement, on retrouve notre chère Marigold ainsi qu'un vieil ami à elle (en fait, un ancien client de sa guilde qui n'a jamais appris ses méfaits), excités comme des gamins, en train de jubiler dans une chambre vide qu'il était censé nettoyer.

- Mais où t'as trouvé ça ?
- J'ai ramené des graines la dernière fois que je suis partie... Il n'y en a que deux ou trois qui ont pris, mais elles ont poussé vraiment vite. Comme quoi, il n'y a vraiment rien de mieux que la terre de la forêt !
- Ah...
Il fait mine d'être triste. Donc sur toute ta récolte, tu m'as ramené que ça ?...
- Je crois que des animaux ont mangé le reste.


Ils échangent un regard joueur. Si tous les deux s'étaient assagis à leur manière depuis qu'ils étaient sortis de l'adolescence, l'un en se trouvant un travail dans une des auberges les plus fréquentées d'Avalon, l'autre en... en restant sagement dans son coin, ils n'avaient pas vraiment changé pour autant.
Evidemment, l'interaction à laquelle nous prenons part n'avait rien d'un deal ou de marchand - c'était seulement une petite jardinière fière de ses récoltes qui voulait goûter son produit avec le dernier amateur à qui elle adressait encore la parole. Il commença à rouler un joint (... vous pensiez qu'ils parlaient de quoi ?) et elle se dirigea vers la fenêtre pour l'ouvrir. Les rayons du soleil jouaient avec sa robe orange - elle avait repris ses vêtements de guilde par nostalgie - et elle prit une grande inspiration avant de disparaître du cadre de la fenêtre, dont la brise poussait doucement les battants.

- Allez, à nous ! Il sort une boîte d'allumettes de sa poche.
- Ah, cette odeur... Ca me rappelle le bon vieux temps...

Il s'approcha un peu de la fenêtre pour éviter que la fumée ne se concentre à l'intérieur de la pièce, sans pour autant se rendre visible. Marigold en revanche, ne résistant pas à l'appel des rayons du soleil, s'appuya contre le rebord. Elle se sentit soudain un peu mal à l'aise, comme si quelqu'un la fixait. Est-ce que quelqu'un la fixait ? Son vieil ami était beaucoup trop concentré, il ne regardait que le joint. Et il n'y avait personne d'autre qu'eux deux dans la pièce. Est-ce quelqu'un la fixait dehors ? Elle baissa les yeux, et distingua une figure particulièrement... rousse, dont le visage semblait tourné vers elle.

Le regard de la jeune femme vers cette figure, plein de curiosité, se fit plus insistant. Elle n'était pas pressée, et n'avait aucunement l'intention de le lâcher du regard tant qu'il n'aurait pas baissé les yeux en premier.

HRP : Disons qu'elle porte ça, héhé.

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Ven 15 Avr - 23:54

Il n'a rien d'urgent à faire aujourd'hui. Les clients ne font pas foule ces temps-ci. De toute façon, s'ils passent à l'atelier alors qu'il n'est pas censé être ouvert, ils n'auront qu'à repasser. Il meuble toujours ces journées en s'asseyant sur le bord de la fontaine pour regarder les gens passer. Un sac à bandoulière lui permet d'avoir ses outils de dessins au cas où l'inspiration apparaîtrait soudainement. On apprend beaucoup de choses en regardant les gens passer. Certaines ragots naissent comme ça. Dans un petit carnet, il note certains détails qui ne serviront sûrement jamais mais ça l'amuse. Ce soir, il débriefera sa journée à Nikola et ils partageront ces petits moments de complicité qui lui rappellent pourquoi il l'aime tant.

Peu de gens se retournent sur leur passage pour affronter les yeux clairs de Jeadly. Tous sont dans leurs mondes mais il trouve ça beau. Ne pas se soucier du regard des autres, ce serait tellement joli s'il arrivait à le faire. Ce n'est pas le cas. Même pour regarder les gens passer, il s'habille élégamment. Il doit donner une bonne image. Qui voudrait des vêtements d'un tailleur qui n'est pas élégant en toutes circonstances ? Personne alors il se fait beau, même pour s'asseoir à la fontaine.

Quelqu'un lui envoie un regard, il le rend. L'autre l'observe de haut en bas, scrute les rayures de son tee-shirt et les plis de son pantalon avant de s'arrêter sur ses yeux. Voilà quelqu'un qui l'a laissé entrer dans son monde et Jeadly ne se prive pas de l'envahir. Le contact prend fin et les yeux jaunes parcourent d'autres visages, d'autres vies. Il regarde aussi à travers les fenêtres des divers bâtiments qui entourent la place sans pour autant se tourner pour mieux observer. Quelqu'un risquerait de croire qu'il s'est retourné sur son passage mais le seul être remarquable ici, c'est lui et personne d'autre.

À travers la fenêtre de l'auberge, il aperçoit une jeune femme. Il l'a déjà vue plusieurs fois par ici ou dans la rue. Elle n'a jamais passé de commande auprès de lui. Peut-être qu'elle n'a simplement rien à offrir. Ses vêtements sont bien trop simples pour avoir été difficiles à obtenir. Il passe de longues minutes à l'observer en répertoriant silencieusement les endroits où il l'a croisée et les circonstances de ces rencontres. C'est alors qu'il rencontre les yeux. Elle aussi le regarde. De longues minutes passent mais Jeadly ne baisse pas les yeux. Elle l'a laissé entrer dans son monde alors il prend possession de tout ce qu'elle lui laisse. Il baisse un peu la tête, la pose sur ses mains croisées. Les coudes sur les cuisses, il regarde cette jeune femme qui fait partie des rares qui l'ont laisser entrer.
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Sam 23 Avr - 17:19

A l'étage d'une auberge au bord de la grand-place...

Mari s'appuya contre le cadran de la fenêtre, concentrée sur cette nouvelle rencontre oculaire. Ses doigts tapotaient doucement la vitre qui commençait à se réchauffer, dans une petite mélodie aléatoire qui accompagnait les bavardages de son ancien client. Elle n'écoutait que d'une oreille, tournant de temps en temps la tête pour lui répondre - mais pas une fois elle ne quittait cette silhouette du regard.

D'abord, c'était une question de politesse. Il semblait avoir changé de position pour lui indiquer qu'il était déterminé à rester là et à maintenir cet échange distant et silencieux - en tout cas, elle l'interprétait de cette manière. Ainsi, il aurait été bien impoli de sa part de se détourner d'une telle invitation.

Ensuite, c'était une question de curiosité. Peu importe à quel point elle remontait dans sa mémoire, elle n'avait aucun souvenir d'avoir croisé cette personne, pas même une fois. Peut-être l'avait-il vue sans qu'elle ne le voie ? Elle était tellement méfiante que cela lui semblait peu probable, même si ce n'était pas impossible. Est-ce qu'elle l'avait déjà vu sur Terre ? Si ça avait été le cas, il n'aurait sûrement pas osé rester planté là : il serait soit rentré dans le bâtiment pour la confronter directement, soit parti dès qu'il aurait reconnu son visage... Un frisson parcourut sa colonne vertébrale à l'idée d'une telle rencontre.

Raison de plus pour garder cet inconnu à l'oeil - elle guettait le moindre indice qu'il pourrait lui laisser, le moindre geste qui lui permettrait de faire sens de l'intérêt qu'il semblait lui porter.

- Tiens, fume.

Sans mouvements inutiles, Marigold tendit la main hors du cadre de la fenêtre, et se saisit du petit tube de papier garni. Avant de le porter à sa bouche, elle fit un petit sourire et le remercia poliment, sans pour autant lâcher du regard la silhouette assise. Elle était loin d'être une fumeuse régulière (principalement par manque d'intérêt pour la chose), mais elle aimait beaucoup l'idée d'imposer un écran de fumée entre elle et le reste du monde. Ou, ici, entre elle et le regard inquisiteur de son public attentif.

Non sans panache, son visage se fendit d'un sourire un peu accentué, pour être sûre qu'il se voie de loin - avant de disparaître derrière un nuage blanc, épais, opaque, forçant la séparation de leurs regards.

Son sourire immuable dissimulait le véritable sens de cette action, qui, à ses yeux, relevait autant de l'information que du défi. Je suis venue ici pour ça. A toi de me montrer ce que tu fais là.

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Dim 24 Avr - 22:24

La main disparaît. Elle réapparaît, une cigarette entre deux doigts. Elle fume. Les yeux rivés sur le tube de poison, il fulmine silencieusement. Ne sait-elle pas à quel point la cigarette est nocive ? Peut-être que ce n'est qu'occasionnel mais quand bien même, tous les fumeurs l'ont été occasionnellement avant de l'être régulièrement. En plus, elle impose sa fumée à tous les gens présents dans l'auberge. Le fumeur passif étant bien plus affecté par la toxicité du produit que le fumeur actif, c'est une attitude terriblement irresponsable. Elle est aussi irrespectueuse puisqu'il ne fait aucun doute que ça ne se fait pas de fumer à l'intérieur. Il soupire comme pour relâcher toutes ses mauvaises pensées.

La fumée toxique s'interpose. Il est bien heureux que le verre le protège de toutes les saletés qu'elle vient de cracher. Il se redresse, attend de longues secondes que le nuage se disperse mais ça ne se produit pas. Son pied frappe le sol deux trois fois. L'énervement se lit clairement sur son visage pendant quelques instants et puis il redevient neutre. Pour ne pas oublier, il attrape son bloc-notes et écrit ce qu'il a observé. Cheveux blonds, yeux gris, attitude irresponsable et irrespectueuse. Le crayon aux lèvres, il réfléchit quelques instants. Il l'a vu parler avant qu'elle ne disparaisse alors il ajoute qu'elle doit être en compagnie de quelqu'un. À côté des rares informations, il dessine le peu qu'il a vu de sa tenue. Un tee-shirt orange avec un soleil jaune comme son vêtement serait sûrement joli, peut-être qu'il devrait réfléchir à un tel modèle.

Il relève les yeux. Le nuage a enfin disparu. Il repose son petit carnet, se remet à regarder la jeune fille. À nouveau, son menton se pose sur ses mains jointes. Il lui semble que ses yeux transmettent sa curiosité. Avec qui es-tu, dis-moi ? Un ami ? Un amant ? Une simple connaissance ? Il n'y a pas vraiment de moyen de le savoir. En tout cas, cette personne ne doit pas énormément t'intéresser vu que tes yeux ont longuement embrassé ceux de Jeadly. Soyons honnête, si tu étais avec quelqu'un d'intéressant, le roux qui te fixe depuis la fontaine ne te perturberait pas le moins du monde. La pensée qu'il soit captivant fait sourire le couturier. Ses yeux brillent d'un éclat plus malicieux pendant que ses lèvres s'étirent. Et puis son visage revient encore à la neutralité alors qu'il regarde la blonde. Révèle-lui davantage.
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Sam 7 Mai - 0:46

A l'étage d'une auberge au bord de la grand-place...

Mari profita de ce bref interlude pour glisser quelques mots à sa compagnie. Elle s'inquiétait de paraître malpolie si elle n'alimentait pas suffisamment leur conversation ; après tout, ils ne se voyaient pas tous les jours.

- Ca t'arrive de penser à... après ?

Elle tourna la tête, faisant mine de regarder dans le vide, l'air pensif. La fumée se dissipa lentement.

- Après quoi ?
- Eh bien, après, après... je sais pas moi, tu comptes passer toute ta vie à Avalon ?


Il inspira, puis fit une pause pour contempler la question. Marigold ne put s'empêcher de sourire, et son regard fut traversé par un éclat de bienveillance - bien que ce dernier soit actuellement dirigé vers une cible qui n'avait aucune idée de ce qui se tramait dans cette chambre. Etrangement, la figure sur le banc sembla sourire au même moment. Elle fut traversée par un mauvais pressentiment - elle n'aimait pas les coïncidences, qui avaient une fâcheuse tendance à exciter sa paranoïa. Refroidie, elle tira quelques taffes et adopta une expression grave, presque solennelle, alors qu'elle rendait le joint à son ami.

- Parfois je me demande... si je pourrais vivre sur Terre sans me sentir comme si quelque chose me manquait...

Mari détaillait dans sa tête tout ce qu'elle pouvait apercevoir de ce mystérieux individu. Apparence soignée, sac pratique, quelque chose qui ressemble à un carnet... Un artiste, un étudiant ? Peut-être quelqu'un qui écrit, ou qui a beaucoup de choses à noter ? Elle répondit à la remarque de son ami comme si elle avait déjà réfléchi à cette question mille fois (ce qui n'est pas complètement improbable).

- Personnellement, je me sens comme ça depuis ma Chute.
- Ah ? Et ça ne t'a jamais donné envie de rentrer ?... Je vais commencer à nettoyer un peu sinon on en aura jamais fini.


Joint à la bouche, il remonte son pantalon et commence à balayer le sol avec un vieux balai en bois. Mari, quant à elle, ouvrit en grand la fenêtre, et s'accouda sur le rebord, baignant dans les rayons du soleil de l'après-midi. Elle était radieuse - mais son expression demeurait légèrement assombrie.

- Au contraire, ça me donne envie de rester... quand je rentre sur Terre, je me sens comme emprisonnée, coincée, surveillée... j'ai besoin de liberté ! Je peux pas rester là-bas plus de deux jours. Et puis, c'est devenu un peu plus dur de faire l'aller-retour.

Il ne savait pas à quel point son propos était littéral. Si ce n'était pas pour sa mère, elle ne retournerait plus jamais aux Etats-Unis, et n'irait sur Terre que pour explorer des pays qu'elle n'a jamais visité. D'ailleurs, cette option lui semblait de plus en plus attirante...

Elle se força à rire un peu en finissant sa phrase, pour détendre l'atmosphère, ce qui fit sourire son interlocuteur. Celui-ci s'approcha avec le balai pour nettoyer la zone près de la fenêtre, tout en racontant une histoire sur un ami d'un ami qui avait perdu sa chaussure pendant un Saut. Marigold ne put s'empêcher de rire pour de vrai cette fois, et se décala, à la fois pour le laisser passer le balai et aussi un peu pour se cacher de l'inconnu.
Toutefois, elle revint vite s'accouder à la fenêtre une fois qu'il eut fini, comme une enfant qui regarde la télé, et ne peut s'empêcher d'être attiré par un spectacle fait pour la fasciner. Elle s'accouda de nouveau, cambrée, les jambes légèrement fléchies, et caressa d'un doigt les fleurs sur le rebord de fenêtre.

HRP : Désolée pour le petit délai, j'ai pas mal de situations à gérer en même temps en ce moment et je suis vraiment pas très douée <__<

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