Intuition is real, very real - PV Rey
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Dim 17 Jan - 18:56




INTUITION IS REAL, VERY REAL


Y'a ces matins où tu te dis que tu aurais mieux fait de rester coucher. Et ce matin en était un. Entre les profs qui décidément ne comprenait pas que tu en avait rien à faire d'eux et de leurs stupides cours, Coach qui t'avait, encore, engueulé pour ce que tu jugeais n'être qu'une broutille, franchement, tu n'avais que cassé le bras de cet abruti c'était pas la fin du monde si ? Et puis les gens n'avais qu'à pas être aussi fragile. Tu ne te cassais pas toi, alors pourquoi les autres si ? Tu n'étais pas si exceptionnelle que ça si ? C'était quoi ton problème ? C'était quoi ça ? Pourquoi ne pouvait-tu pas être un peu plus normale ? Juste un peu ?

Agacée par le monde, tu envoya violemment boulé quiconque passait sur ton chemin. Un regard noir et un crissement de mâchoire et même ton stupide frère comprit que ce n'était pas le jour. Tu shoote dans ton armoire. Tu n'as même pas mal. Putain. Ça t'énerve. Tu veux avoir mal. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? POURQUOI ? Tu avais déjà été blessée pourtant. Tu avais déjà été malade. Alors pourquoi rien ne t'atteignait ? Tu sautes. Ce monde t'oppresse trop. Il n'y a rien que tu aimes ici. Et aujourd'hui même ce qui te permet de tenir est contre toi. It's me against the world.

Avalon. Ton refuge. Sauf que y'avait un truc que tu n'avais pas prévu. Quand tu l'avais quitté la dernière fois, tu étais en plein vol plané au dessus d'une rivière. Et donc là maintenant tout de suite, tu plonges, avec énormément d'élégance, c'est à dire en battant des bras et des jambes, comme si tu pouvais voler. Et une Blanche trempée. Une. Ton sourcil tressaille. Et c'est fini. Un puissant cri sort de ta bouche. Et tu déverses toute ta rage et ta colère sur cette fichue rivière. Sur ce foutu monde, qui est censé être le lieu où tu te sens le mieux et qui ne cesse de te faire des coups bas. De rage, tu gesticules inutilement dans l'eau, tu tapes, tapes, tapes. Mais ici, tes puissants coups ne sont que des inutiles coups d'épées dans l'eau.

Tu es bonne à rien aujourd'hui. C'est le regard rivé sur tes rangers, qui font un délicat flocfloc quand tu marches, que tu arrives dans Babylon. En sous-vêtements. Oui. Tu n'as rien trouvé de mieux à faire que te déshabiller pour ne pas attraper froid. Et peu importe les regards, tu n'as jamais été mal à l'aise ou très pudique. Après tout, c'est comme si tu étais en maillot de bain. Revigorée par les regards et les murmures, après tout, tu adores qu'on ne voit que toi, tu esquisses quelques clins d’œil amusés et tu rigoles des mines offusqués de ses dames alors que leurs hommes ne peuvent s’empêcher de laisser leurs regards couler sur ta silhouette bien en forme en athlétique. Tu es sacrément canon et tu as décidé d'en jouer.

Tu frissonnes. Ok. Le temps est peut-être un peu trop frais pour que tu puisses réellement te promener ainsi. Plus qu'à trouver un magasin ou une gentille personne pour te permettre de te rhabiller. Tu pourrais aussi bien retourner sur Terre mais tu as occulté ce monde de ton esprit.

Et là. Droit devant toi. Serait-ce bien ? Tu as déjà vu cette chevelure noire et blanche. Ça fait longtemps que tu ne lui as pas parlé. Cet imbécile a cessé de te répondre du jour au lendemain. Mais tu comprends mieux pourquoi. C'est sur que si il est sur Avalon maintenant … Enfin, la moindre des choses aurait été de sauter au moins une fois pour te prévenir. Avec un sourire malicieux, tu t'avances discrètement, ne remarquant même pas la queue de mana qui disparaît alors que tu t'approches et telle la plus grande de tout les ninjas, tu lui saute sur le dos.

- REEEEEEEEEEEEEEEEEY !


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Lun 18 Jan - 15:45

Aujourd’hui était un jour spécial. Lequel ? Aucune idée. Je me disais cela uniquement pour me donner bonne conscience de glander aujourd’hui. C’était loin d’être mon habitude, mais quand j’avais entendu le réveil sonner ce matin, je n’avais pas eu le courage de me lever. Prenant une heure de plus sous la couette, j’avais regardé ensuite les rares flocons tombés par la fenêtre. Pourtant, je ne me souvenais pas avoir remarqué de véritables saisons sur Avalon… Ne prenant pas plus garde à cette remarque, je profitais des flocons quelques secondes de plus, puis allait me faire mon petit déjeuner. Des céréales, dans un bol de céréales, pour ne pas changer, et ensuite, un bol de chocolat chaud me laissant une belle moustache chocolatée, jusqu’à ce que j’entre dans la salle de bain. Un brin de toilette plus tard, et l’œil un peu plus vif, je m’installe dans le canapé et me matte un DVD. Pour la énième fois, je regarde Star Wars, pétillant de rêves. Une fois le film terminé, je laisse le générique en fond et commence à faire un peu de ménage à l’intérieur de la bicoque. Dans le salon, je lustre chacune de mes figurines et statuettes, avant de les replacer à leur position initiale exacte sur les étagères. Vient après le tour des meubles, dont j’enlève la fine couche de pellicule de poussière, pour finalement arriver à la cuisine. Ayant déjà passé l’aspirateur dans la maisonnette la veille, je m’applique à regarder ce que je pourrais manger ce midi. Le frigo vide et les placards vides… Je comprends assez facilement que je dois faire des courses. Seulement une flemme légendaire s’abat sur moi et je décide de retourner me coucher. Une heure plus tard, ma conscience me titille et je crains ne pouvoir tenir plus longtemps cette place de glandeur dans la maison. Je sors donc faire les courses. Juste avant de partir, je sens une démangeaison dans mon dos, et j’use alors de ma queue pour me gratter. Queue /20. Très pratique. J’ouvre alors la porte et déboule sur ma rue, dans le quartier Ouest de Babylon. M’enfonçant dans la ville, je me dirige vers le marché couvert. En route, je croise alors un gamin faisant virevolter des flocons de ses mains par magie. Soudain, ce même gamin se met à me suivre. Inquiet, je tente de le semer dans le dédale de petites ruelles de Babylon, et alors que je crois m’en être débarrassé, je le retrouve à m’attendre à l’entrée du marché… Facepalm /20. Bon, je n’ai pas le choix, je pénètre dans le marché, suivi du gamin. Tous les produits proposés par les marchands me font baver, seulement… La cuisine et moi, ça fait deux, voire trois, ou quatre… Je me rabats donc sur des tomates, un poulet à mettre au micro-ondes et des patates à déposer dans la friteuse,… Oui, je sais, je suis désespérant. A la sortie du marché, j’hésite grandement sur ce que je dois faire : rentrer à la maison cuire mon poulet ou me rendre dans un restaurant où je n’aurais rien à faire. Le choix n’est pas si difficile, et bien qu’il soit quinze heures, je me hâte vers la place centrale. Là-bas, une amie… Enfin, une fille bizarre, m’a donné l’adresse d’une pizzéria succulente et bon marché. Soit, quelque chose de parfait pour moi. Accompagné du gamin aux flocons, je me rends dans cette pizzéria. « Chez Magio et Luiri » est écrit sur l’enseigne. N’attendant plus, je pousse la porte et m’assoit à une table. Très vite, un serveur à moustache et en salopette rouge vient prendre ma commande. Ce sera, une 4 Fromagis para mi. Si senior ! Et même si avec mon clavier, je ne peux mettre les accents là où il faut, le serveur s’en trouve très impressionné et m’apporte ma pizza en un temps chrono. Bon, je la renvois en cuisine, il aurait peut-être fallu que je précise, une pizza cuite s’il vous plait. Un quart d’heure plus tard, elle revient, bien dorée, bien croustillante, bonne à souhait,… Non, je ne parle pas de la fille de la table d’à côté, mais de ma pizza ! Ainsi, je la dévore littéralement… Oui, la pizza. Et comme je le disais, je la paye ensuite auprès du serveur à la salopette verte et à la moustache similaire à son collègue, ou frère… J’ai un doute. Finalement, je ressors le ventre bien rempli de cette pizzéria, et je n’ai pas vu le temps passer, il est déjà dix-sept heures ! A ce moment-là, je me retourne vers le floconnier, comprenez-là, le gamin aux flocons. Et je débute une longue tirade visant à lui expliquer, qu’il n’était pas obligé de me suivre toute la journée comme un petit toutou et que par conséquent, en tant que chat, je n’appréciais pas les chiens. Donc, qu’il pouvait rentr…

-Bl-Blanche ?!


Je faillis trébucher en la recevant sur mon dos et perdre un tympan par son cri strident dans mes oreilles. Le gamin, prenant soudainement peur, se carapata en projetant des flocons de neige dans l’une des ruelles adjacentes, disparaissant enfin de ma vie. Soufflant un bon coup, je laisse descendre la demoiselle, avant de faire le constat d’un fait relativement étrange… Elle était en sous-vêtements. Néanmoins, je restais de marbre face à elle, prenant à peine le temps d’admirer ses formes pour réfléchir à ce qui aurait pu la mettre dans cet état. Ne voyant pas vraiment la raison, je jugeais toutefois bon de ne pas la laisser ainsi dehors. Non pas que le regard indiscret des passants me gêne… Si, il me gêne ! Mais, surtout, elle risquerait d’attraper froid et de finir malade. D’un coup, je me rappelais d’une chose, aussi étrange soit-il. Que faisait-elle là ? J’avais coupé les ponts avec la Terre depuis quelques temps et je n’avais pas pris la peine d’en informer mon entourage. Ce qui signifiait que cette rencontre était le fruit d’un pur hasard… Un drôle de hasard quand même.

-Blanche, je suis ravi de te revoir. Si tu veux bien, allons chez moi. Tu risquerais d’être malade en restant ici.


Ne prenant pas la peine d’attendre sa réponse, je me mettais déjà en direction de ma baraque. Il était évident, que je ne comptais pas l’attendre. Mes courses dans chaque bras, je devais les ramener au plus vite pour m’en débarrasser. C’est que c’était chiant de les porter à la longue. Lançant un regard derrière moi, je jetais à la jeune fille une question qui me trottait dans l’esprit et que je ne pouvais plus garder pour moi.

-Tu es là depuis combien de temps ? Je veux dire, quand t’es-tu  éveillée ?

Il était rare que je reformule l’une de mes questions, mais je me devais d’être précis cette fois-ci. La curiosité venant piquer le bout de ma langue.
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Mar 2 Fév - 15:08




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Sa tête est sacrément drôle et tu es presque sûre d'avoir réussi à lui faire peur. Ce qui n'est pas une mince affaire. Tu as bien réussi ton coup. D'autant plus que ta tenue pour le moins … Découverte peut surprendre. Tu comprends, après tout des filles qui se trimballent en sous vêtements lors de la période la plus froide d'Avalon, elles ne courent pas les rues. En fait, c'est même assez rare de tomber sur une jeune femme en sous vêtements au milieu d'une ville. Alors certes, il y avait de sacrés cas à Babylon mais tu battais des records. Enfin, ton shorty et ta brassière de sport ne ressemblaient en rien à la fine lingerie. Franchement, les hommes et leurs regards « discrets ». Ridicule. Et après on te demandait pourquoi tu n'avais pas de copain ? Pff, simple question de bon sens. En tout cas, tu commençais à avoir légèrement froid. Et tes sourcils se fronçaient légèrement. S'il croyait s'en sortir aussi simplement et bien Chaton se trompait. Et lourdement en plus. Blanche Snow ne laissait jamais un affront tel que l'oubli de sa personne partir dans les ténèbres. Néanmoins, tu avais froid, et la promesse du maison bien chaude ferma ta grande gueule pour quelques minutes de plus.

- Je te suis !


Vous marchez tranquillement l'un à coté de l'autre. Chaton semble pressé de rentrer chez lui et tu le suis, quelques pas derrière lui le regard baissé. Tu te demandes pourquoi il ne t'as pas prévenu. Tu te doutes qu'il n'a prévenu personne mais ça te blesse. Tu es si susceptible ses derniers temps. Un rien te vexe, un rien t'enflamme. Tu sais d'où ça vient cette immense frustration qui se répercute dans chacun de tes gestes. La magie. Le mana. Tu retentes, la main tendue, tu te rappelles de tous les conseils qu'on t'a donné. Rien. Pas même une étincelle. Le sort le plus basique de tous t'es totalement inaccessible. Nulle. Tu laisse ta main retomber contre ta cuisse nue. Inutile. Tu ne sers qu'à casser les arbres … Tu relèves vivement la tête à la question de Chaton. Depuis combien de temps ? Pas bien longtemps.

- Depuis mon dernier anniversaire. Un demi-mois à tout casser. Et je suis toujours aussi incapable de maîtriser le mana. J'arrive à rien ! Et toi ? Je suppose que tu es là depuis que tu as disparu des réseaux. T'aurais pu prévenir d'ailleurs. Je me suis inquiétée.

Tu as l'air si faible avec tes grands yeux brillants. Enfin, ton semblant de tête mignonne est légèrement brisé par le fait que tu te trimballes actuellement en sous vêtements … Tu laisses le silence se poser pendant quelques secondes avant de rajouter avec un sourire narquois.

- Abruti.

Ça t'agace de réaliser qu'il t'a manqué le fameux abruti.


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Mar 2 Fév - 19:31

Elle me suit. C'est déjà ça. Cela me fait mal de l'avouer, mais je n'aurais pas aimé la laisser seule dans cette tenue dehors. Oh, si elle est suffisamment forte pour résister au regard des autres ? J'en suis persuadé, et ne me fais aucune inquiétude là-dessus. Seulement... Je ne voudrais pas qu'elle soit blessée d'une quelconque manière que ce soit. Étrangement, elle se joint à ma hauteur sans dire un mot de plus. Dans ma vision périphérique, je la vois tendre une main, mais je ne peux faire que des suppositions sur l'initiative de cette action peu commune. Après tout, cela ne m'intéresse pas de le savoir. Elle a l'air plus calme que d'habitude, malgré notre rencontre. Je me serais attendu à ce qu'elle me juge ou me jette une série d'insultes... Mais il n'en est rien. C'est décevant. Fâcheux. Fâcheux, car elle me semble préoccupée par quelque chose. Je ne vois pas d'autre hypothèse probable sur les bizarreries de son comportement. Peut-être qu'en exposant son corps, quelqu'un lui a dit qu'elle avait les bras trop épais ? Qu'en sais-je ? Et qu'en ai-je à faire ? Une autre question me taraude plus particulièrement, et je la lui pose. Prenant même le temps de la reformuler, chose rare. Soudain, elle se réveille et devient bavarde. C'est la Blanche que je connais, il n'y a pas de doute à avoir. Au vu de ses explications, il ne me parait pas trop étonnant qu'elle ne maîtrise pas encore toutes les subtilités de la magie. Pourtant, elle devrait au moins en connaître les fondamentales... Ce qui n'a pas l'air d'être le cas. Je pourrais lui proposer de les lui apprendre, cela ne devrait pas être compliqué. Si elle n'arrive pas à user de magie, c'est qu'elle doit faire quelque chose de travers. Localiser le problème, le corriger, des étapes assez faciles pour un mage un minimum expérimenté. Et sur son cas... Je pense que n'importe qui pourrait faire l'affaire. A vrai dire, elle doit être la seule à ne pas le voir. Quand on est au cœur d'un problème, il est difficile de trouver le recul nécessaire à sa résolution. Mais...

Blanche vient de me traiter d'abruti. Ce serait mentir que de dire, que je ne m'y étais pas attendu. Cependant, ses mots me choquent. Non pas que cela me touche. J'ai juste l'impression qu'elle les pense vraiment. Je me mets alors à me poser des questions : l'aurais-je inquiétée ? Pourquoi ? Aurais-je dû la prévenir ? Je croyais m'être déjà posé ces questions avant de partir sur Avalon. Le temps à érodé mes réponses, et sa présence semble avoir un effet plus dur dessus. Il n'y a pas à tergiverser, je dois mettre un terme à ces voix dans ma tête, je dois lui donner une réponse, c'est ce qu'elle attend et c'est ce que je ferais. Mon regard dans le lointain, la tête haute, mon allure n'a pas changée. Elle reste là-même que celle que je me suis toujours donnée.

-Tu as vu juste. Je suis arrivé ici en août dernier et ne suis revenu que pour des visites de fortune à mes parents. En venant sur Avalon, j'ai la chance de pouvoir recommencer ma vie et vivre l'aventure dont j'ai toujours rêvé.


Laissant un blanc s'installer entre nous, je délecte chacune de ces secondes avant de me tourner vers elle.

-Et je n'aurais pas pu te prévenir, sans compromettre la sécurité de cet endroit. Aurais-je dû ? Sachant que tu aurais très bien pu ne jamais y mettre les pieds.


En aucun cas par ma faute, je ne voudrais qu'une personne externe à Avalon vienne y fouler le sol. Bien sûr, ces personnes existaient et je n'allais pas les rejeter non plus. Mais n'ayant aucun contact avec les autres habitants, ils ne m'en voudraient pas que je dise que leur présence ici était dérangeante. En effet, à moins de s'être implanté dans ce nouveau monde, ils ne construisaient qu'une gêne et une menace pour les véritables habitants de Babylon. Si le monde extérieur, la Terre, apprenait l'existence d'un tel monde et de ses particularités... Je ne doute pas une seule seconde qu'ils tenteraient de s'en emparer afin de l'exploiter. L'homme en société est vil. Il cherche à s'attribuer le pouvoir de n'importe quelle manière qu'il soit. Il n'a pas honte pour cela de détruire ce que d'autres ont battis, pour ériger sa propre statue à sa gloire. Jamais je ne laisserais les humains lambdas faire cela à ce que je considère comme mon Paradis.

Arrivant dans le quartier ouest de la ville-capitale, je guidais Blanche jusqu'à une maison à la structure en bois et argile, recouvrant le béton des murs, et au toit à deux pans. Devant, plusieurs bambous plantés récemment se bataillaient et quelques arbres entouraient la bâtisse. Je m’arrêtais au seuil de l’entrée et me retournais vers la jeune fille.

-Nous y sommes. Laisse tes chaussures à l’entrée, je vais aller te chercher des affaires. Si tu veux prendre une douche, la salle de bain est à l’étage, première porte à droite.

Pénétrant en premier, je déposais mes chaussures à côté d’une paire de geta, que j’enfilais avant de monter à l’étage dans ma chambre. Dans les placards, je devais bien avoir quelques habits à lui prêter. Peut-être cette tenue de sport ? Ça devrait le faire. J’attrapais l’habit sur le cintre, une tenue noire avec de fines bandes blanches, composée d’un t-shirt, une veste et un jogging, et l’apportais à Blanche.

-J’espère qu’il t’ira.
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Mer 24 Fév - 11:57




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Abruti, abruti, abruti. Ça t'agace de savoir qu'il est toujours précieux pour toi alors que … Il t'a abandonné. Tu t'es retrouvée sans réponse à tes messages. Sans nouvelle alors que … Que … C'est flou dans ta tête. Tu sais pas comment tu en es arrivée à apprécier autant Rey alors que tu ne l'avais jamais vu avant aujourd'hui. Mais tu as beau te donner toute les apparences que tu veux, ton petit cœur est fragile et les personnes qui parviennent à le pénétrer sont tellement rares. Et cet abruti y est dans ton cœur de gosse. Tu écoutes ses explications avec attention. Il a raison. Évidement qu'il a raison. Il a toujours raison. Il voit le monde avec une froide logique qui t'échappe. Il t'a toujours semblé inaccessible. Comme s'il était au dessus de toi. Mais qu'est ce que tu y peux ?

Tu tapes dans un caillou. Le pauvre s'envole et va s'écraser une dizaine de mètres plus loin. Tu as envie de crier, de le taper, tu es en proie à tellement d'émotion. Ton air taquin précédent s'est envolé et il ne reste plus que toi. Sans armure. Inspire. Expire. Calme toi. Tout va bien. Tu l'as retrouvé après tout. Tu n'est pas toute seule. Tu as des amis. Tu n'as plus le poids de ton frère sur les épaules quand tu es ici. Avalon. Cet endroit, c'est le refuge des enfants perdus de Peter Pan. Tu comprends pourquoi Rey s'est enfuie de la terre. Tu as tellement envie de faire de même. Mais il y a le Coach, le Gymnase, ta forêt et, tu l'avoue avec réticence, ta famille. Tu as le temps encore. On t'as dit que la majorité des gens s'éveillait pendant trois ans. Trois ans. C'est tout bonnement ridicule. C'est court. C'est long. C'est …

Tu es tellement perdue. Tu ne réponds rien et tu laisses Rey te guider jusqu'à chez lui. Une charmante petite maisonnette. Aimerais-tu vivre ici ? Dans le quartier des habitations d'Avalon ? Aimerais-tu prendre part complète de la vie des gens dans la petite ville ? Tu sais pas trop. En arrivant ça semblait être le paradis mais … Es-tu prête à lâcher tout ce que tu connais ? Es-tu prête à abandonner ta carrière de Tireuse ? Te contenter des combats que tu mènes ici. Quand tu y réfléchis, Ceux que tu mènes sur Terre te lassent. Alors qu'ici … C'est un nouveau monde, des nouvelles manières de combattre. Et tu adores découvrir ça. Mais il faudrait que tu trouve quelque chose pour gagner de quoi te nourrir. Tu ne sais pas.

Tu entres à la suite de Rey. Toujours sans un mot. Ta manière, puérile certes, ne manifester ta rage. Tu pourrais crier mais on a l'habitude de te voir crier mais te voir silencieuse ? C'est bien plus rare. Tu déposes tes chaussures à l'entrée exactement comme il t'a demandé de la faire et sans aucune gêne tu montes à l'étage pour entrer dans la salle de bain prendre une rapide et chaude douche. Du moins … Aussi rapide que tu le peux avec ta tignasse.

Ça te fait du bien. Tu es bien plus détendue. Tu attrapes l'ensemble que te tend Rey par une minuscule ouverture de la porte de la salle de bain et tu l'enfiles. C'est touuuuuuut chauuuuuuuuuud. Tu te loves un instant dans les vêtements trop grands pour toi puis tu sors. De la salle de bain. Et de ton mutisme.

- Bah, c'est un peu grand mais c'est pas grave. Merci en tout cas. Tu veux que je t'aide à ranger tes courses ?


Sans attendre sa réponse tu redescends, attrapes les sacs et tu fouilles les pièces jusqu'à tomber sur la cuisine. Avec toute la douceur qui te caractérise, tu poses les sacs sur le comptoir et tu déballes tranquillement les achats du jeune homme. Gêne ? Aucune. Après tout, tu es presque sûre que tu n'y trouveras rien d'étrange et si tu trouves quelque chose d'étrange … Et bien tu pourras taquiner le jeune homme. Et ça sera drôle. Ton visage se fait un peu plus sérieux et tu fixes Rey avant de poser la question qui te taraude depuis un moment. Tu n'as encore eu l'occasion de la poser à personne et … Tu voudrais vraiment savoir. Alors tu profites.

- Dis, Rey. Tu fais comment ici pour gagner de l'argent ?

Tu ne dis pas plus. Tu voudrais juste savoir. Y'a t-il quelque chose d'aussi fun que cet endroit pour vivre ? Tu aimerais bien …


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Mar 1 Mar - 18:47

Patiemment, j’attends devant la porte de la salle de bain. Dans mes bras, je tiens la tenue de sport, prêt à la lui tendre dès que l’occasion s’en présentera. L’eau coule toujours et j’attends sans bouger, jusqu’au moment où les gouttes se font plus rares. Toquant à la porte, j’attends une fois de plus qu’elle vienne ouvrir pour me débarrasser les mains. Elle sera mieux ainsi qu’en sous-vêtements. D’ailleurs, je ne comprends pas sa pudeur soudaine. Pourquoi seulement entrebâiller la porte de manière ridicule, alors qu’elle s’est promenée presque nue, dehors, sans gêne. Soit, je ne pose pas la question et je patiente sur une chaise qu’elle ressorte au cas où elle aurait un problème avec les habits. Finalement, tout va bien. Et sûrement mieux que dans la rue. Elle daigne enfin me parler, un progrès dont j’aurais pu me passer si jamais, mais qui reste agréable cependant. Des yeux, je la dévisage pour constater qu’effectivement, la taille n’est pas adaptée. Néanmoins, j’avais calculé qu’avec les élastiques, il était possible de resserrer les vêtements afin que cela ne se remarque pas trop. Je me dois de l’avouer, cela lui va plutôt bien.

Erreur. Ce moment d’absence fut suffisant à ce que je commette une erreur. Blanche dévale l’escalier à une vitesse folle et la suivre ne semble pas pouvoir arranger la situation. Lorsque nous discutions, j’avais remarqué cette spontanéité dans ses réponses. En revanche, je ne m’étais pas préparé à en faire les frais dans la réalité. Réagir rapidement et sur l’instinct semble être son mot d’ordre quel que soit le support. Je le note dans un recoin de ma tête et la regarde dérober mes courses avant de se diriger vers la cuisine. Depuis l’ouverture du salon, je la laisse écraser mes tomates au fond du sac sur le comptoir de la cuisine et sans un mot, je m’approche d’elle pour venir l’aider à ranger. Nos regards se croisent, pourtant, j’ai l’impression d’être le seul à voir l’autre. Elle est… Comme dans ses pensées. Attrapant le poulet, je le mets dans le frigo, puis m’assois sur le comptoir, bras en arrière. Ainsi donc elle s’intéresse au gain d’argent sur Avalon ? Information intéressante. Des idées fusent dans ma tête, tandis que je cherche une explication probable à son intérêt sérieux pour l’argent. De ce que je sais sur elle, il n’y a pas de raison particulière pouvant la conduire à un manque d’argent dans sa vie sur Terre. Toujours chez ses parents, il me semble. Elève dans un lycée à la vue de son âge. Des soucis scolaires donc ? Peu probable. Je parierais donc sur des soucis familiaux ou alors, un besoin d’indépendance se traduisant par l’émancipation. Bref, l’oiseau veut quitter le nid et il a besoin d’aide. Réflexion faite, je peux la lui fournir.

-L’exploration ma chère. Je lui souris ce qui est assez rare. Voilà mon gagne-pain. L’explication est concise, mais je sens qu’elle veut en savoir plus. Satisfaisons ses attentes. Tous les jours, je me lève tôt, prépare mon équipement de la journée, vais dans les contrées éloignées de Babylone et en rapporte ce que j’y trouve. Cela peut aller de simples plantes à des objets de valeur inconnue. Le tout est de savoir à qui les revendre par après. De nombreux marchands s’arrachent les denrées de ce monde, et ce qui n’est pas de valeur, convient parfaitement aux touristes.

Voilà. Explication complétée. Sachant que le mieux est de voir par soi-même, je bondis sur le sol et l’invite à me suivre.

-Suis-moi. Je t’emmène faire une promenade.

Les alentours de Babylone les plus proches ne sont pas censés être dangereux. De plus, je ne doute pas des capacités de ma partenaire. Je me déchausse pour renfiler mes chaussures, puis passe la porte d’entrée. Je laisse Blanche fermer la porte, non pas à clé puisqu’elle n’a pas de serrure, mais simplement la pousser. J’ai suffisamment confiance en les habitants de Babylon pour ne pas protéger ma maison. De toute façon, une personne qui tenterait d’y pénétrer sans mon autorisation, se verrait rapidement châtié. Son acte relèverait du suicide. Ma maison, c’est mon chez moi. Je le connais dans les moindres détails. Un simple coup d’œil à l’intérieur me suffit à savoir ce qui n’y est pas à sa place. Bref, je prends les devants sur Blanche dans la rue, empruntant la direction de la forêt. Sur notre passage, bien que je ne fasse pas spécialement attention aux passants habituellement, je sens leurs regards peser sur nous. Nous ? Pas vraiment. Surtout sur Blanche. Les regards sont discrets, les murmures aussi. J’essaie d’en écouter certains et fini par en comprendre une partie : « Boing Boing ». Ce nom semble être dans la bouche de tous et se propage à une vitesse fulgurante. Mon esprit tactique ne tarde pas à comprendre que ces ragots ne sont que le fruit de notre précédent passage. Précédent passage réalisé en sous-vêtements par mon amie. Ces gens n’ont-ils aucun tact ? Où est passé leur esprit et leur intelligence ? Se serait-elle envolée face à une simple silhouette féminine ? La chaire serait-elle un moyen si dévastateur de réduire à néant la capacité de réfléchir des gens ? Certainement. Mais je ne veux pas que ce soit elle qui en fasse les frais. Je ne veux pas qu’elle les entende, qu’elle se vexe ou qu’elle se sente mal.

-Viens. Dépêches-toi nous sommes en retard. Dis-je en lui attrapant la main et en l’entrainant dans une course effrénée vers la forêt.
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Ven 13 Mai - 13:16




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Tu te sens étrangement à l'aise dans cette maison. Tu n'y es pourtant que depuis quelques minutes mais peut-être est-ce à cause du propriétaire ? Rey a toujours été quelqu'un que tu apprécies énormément. Vos conversations t-ont énormément manquées quand il est partit sans un au revoir. Ça te reste en travers de la gorge mais tu n'es pas rancunière, tu comprends pourquoi il a agit ainsi et tu aurais sans doute agit de la même façon.

Après avoir aider le jeune homme à ranger ses courses, avec la même spontanéité que d'habitude, c'est à dire à ouvrir à la volée tous les placards pour savoir où ranger quoi, tu sembles t'enfermer dans tes pensées pendant quelques minutes. C'est pas vraiment ton genre mais il y a des moments où tu en avais besoin. Pour comprendre des trucs, pour apprendre, progresser. Tu aimes vivre au jour le jour mais tu ne le pourras que si tu quittes complètement le foyer. Mais tu restes encore une enfant, peu importe à quel point tu peux paraître forte, à quel point tu es in brisable, tu restes une enfant qui a peur. Peur de quitter le nid, peur de perdre tous ses repères. Tu n'aimes pas ta famille, ou peut-être que si, tu ne sais pas, mais il y a quelque chose qui te raccroche à l'autre monde.

Malgré tout, Avalon c'est ta nation d'adoption. C'est ton refuge, ce qui fait que tu souris toujours aussi brillamment. Tu aimes la forêt qui l'entoure autant sinon plus que celle qui entoure ta maison sur Terre. Il y a quelque chose ici et que tu ne trouves nul part ailleurs. Est-ce parce que c'est une nation de magie ? Ou parce que ses habitants sont comme toi ? Un peu brisés mais si fort. Tu laisses planer un léger silence en cherchant comment formuler ta demande. Puis tu te rappelles qui tu es et tu ne fais pas plus de manière.

Comment on vit sur Avalon.

La réponse de Rey fait pétiller tes étranges yeux violets. Tu aimes ce que tu entends. Est-ce que tu aimerais passer ta vie à explorer cette large terre encore bien inconnue pour la plupart des gens ? Oui. Dix fois Oui. Cent fois Oui. Tu as toujours été un peu casse cou. C'était qui petite escaladait sans peur aucune les arbres les plus hauts. Après tout qu'importe, tu ne te blesses jamais. Tu souris à Rey. Tu as envie qu'il t'apprenne mais avant que tu ne puisses lui répondre, il t’entraîne à sa suite. Une promenade. Chez toi ça veut dire « Aventure ». Alors tu souris encore plus et ferme la porte derrière toi.

Aux cotés du jeune homme, tu te sens à l'aise. Il y a bien évidement des regards posés sur toi sans discrétion aucune mais tu n'as pas vraiment de soucis avec ça. Tu as l'habitude d'être le centre des rumeurs, des commentaires. Après tout, dans ton lycée, tu fais tâche avec tes manières de brute au milieu de tous ces petits comme ton frère. Tout cette belle bande d’abrutis.

Tu ne te fais pas d'illusion. Il y en a forcément de ces abrutis sur la belle Avalon. Mais tu peux les ignorer, ils ne sont pas le centre de ta vie, ici. Rey avance plus vite, tu suis sans problème le rythme alors que vous arrivez enfin vers le centre de la petite ville.

- En retard pourquoi ? Tu m’amènes où ?


Tu lui souris. S'il s'inquiète pour ce surnom rigolo qu'ils t'adressent tu n'as pas à t'en faire. D'ailleurs tu entends un murmure plus fort que les autres. Le sourire sur tes lèvres se fait taquin et tu te retournes de moitié pour esquisser un clin d’œil dans sa direction. Non franchement, tu n'en as pas grand chose à faire.


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Blanche Snow
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Jeu 30 Juin - 14:37

Les bruits grouillent sur notre passage, mais surtout sur celui de Blanche. L’attrapant par la main, j’en profite pour accélérer le pas vers la forêt, un endroit où elle sera plus en sécurité. Je ne prends pas le temps de répondre à sa question, je ne pense qu’à la protéger. Mais pourquoi ? Pourquoi suis-je en train de m’inquiéter autant pour elle ? Nous ne sommes que des amis… Je… Je n’ai pas d’autres amis. Aussi loin que je m’en souvienne, je n’en ai jamais eu vraiment besoin. A quoi bon ? Pour sortir, faire du sport, raconter des conneries en buvant de l’alcool ? Tout cela n’a aucun intérêt à mes yeux. Tout ce que je voulais, c’était vivre mes propres aventures et il n’y avait que chez moi, dans ma chambre que c’en était possible. Internet était ma porte de sortie vers de nombreux univers divers et variés. Là-bas, j’y rencontrais du monde, mais même si je les appréciais, combien d’entre eux étaient de réels amis ? Combien d’entre eux avais-je rencontré en vrai ? Aucun.

Hormis elle.

Blanche était une personne que j’appréciais beaucoup, mais qui était tout aussi irréelle que les autres. Du moins, c’est ce que je croyais. La voir aujourd’hui en vrai changeait tellement de choses par rapport à elle. D’une part, je me connaissais parfaitement. Je savais que mon approche était souvent froide et discrète auprès des gens. Comme si je jouais en permanence le rôle d’un de mes personnages aussi sérieusement que possible. Inconsciemment, je le faisais et cela en était devenu ma nature. Vivre ainsi était exactement ce dont j’avais toujours voulu. Mais l’arrivée de Blanche venait tout chambouler. Bizarrement, cela ne m’étonnait pas tant que ça venant d’elle. Son côté rentre-dedans, sans peur et sans regret y faisait sûrement. Elle était la première personne capable de me faire oublier le personnage que je jouais. De me déstabiliser d’un simple geste ou phrase. J’avais envie de prendre soin d’elle, de la protéger… Parce qu’elle était mon amie.

La forêt avoisinant Babylon était luxuriante. Des rayons de lumière traversaient les branchages, tandis que je tirais Blanche toujours plus profondément à l’intérieur. Bientôt, nous serions suffisamment loin pour ne voir plus que la tour gigantesque au centre de la ville au travers de la cime des arbres. J’enjambais racines et tronc d’arbre, les sautant parfois, sur notre chemin. Je poussais les feuilles qui nous barraient la route de la main et finissais par m’arrêter une fois totalement perdu dans la forêt. Finalement, je m’étais enfoncé bien plus loin que voulu à l’origine. Je lâchais sa main et allait m’adosser à un arbre, contre lequel je me laissais glisser jusqu’au sol. Je posais un avant-bras sur mon genou, récupérant mon souffle.

Je ne savais pas quoi faire… Ni quoi lui dire.

Où était donc passé cet air sérieux que j’affichais en permanence ? Ces réponses logiques et justes que j’avais en permanence sur le bout de la langue ?

Toutes envolées, balayées sur notre passage.

-Que veux-tu faire Blanche ?

Je ne la regardais même pas.
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