if you wanna break these walls down you're gonna get bruised Δ ASPASIE
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Lun 11 Jan - 23:41







aspasie & chester
#D55A42
la team drama arrive, préparons nous à feels comme des porcs
Now my neck is open wide, begging for a fist around it Already choking on my pride, so there's no use crying about it

MUSIQUE Le vent se lève, il faut tenter de vivre ; cette phrase vue ou lue quelques jours plus tôt te rendait nostalgique, te confortais à t'enfoncer un peu plus dans ta bulle ; à tenter de sourire encore et encore quelqu'en soit le prix. Tu faisais partie de ces gens à la naïveté navrante et au regard sur le monde un peu trop optimiste ; tu faisais partie du genre de personnes qui t'aurait tantôt donné envie d'mourir, clairement. Aujourd'hui, Chester, tu es heureux ; parce que t'as débarqué ici, dans ce monde étrange qui te pousse à te dépasser, qui t'aide à oublier tes soucis, qui te sors des ténèbres dans lesquelles tu t'étais toi-même plongé. T'avais eu envie de t'en sortir, ici en tout cas, tu as envie de t'en sortir. Alors le guide que tu étais au début venait de passer maître dans l'art de tenir un bar, un tenancier agréable qui accueille tout le monde avec un grand sourire. Voilà qui tu étais maintenant. Chester était devenu Cheshire, un gars qui s'prend plus la tête avec des faux-semblants, quelqu'un de vivant ; si seulement.

Les gens se bousculent à ta porte et tu ris de bons cœur avec eux, c'est ce que tu avais cherchés, ce que tu avais souhaité toute ta vie ; un contact avec les gens. Avoir des amis ? Cela ne t'avais jamais vraiment traversé l'esprit, tu vivais seul et tu crèverais seul ; mais voilà... Toute l'équation de ta vie fut bouleverser le jour ou tes pieds se posèrent sur la grande place d'Avalon. Pourquoi toi ? Comment ? T'en savais rien, c'est pas comme si t'avais vraiment cherché la réponse. T'étais arrivé ici, tu vivais ici. T'avais disparu de Cork, de l'Irlande, de ta vie antérieur. Plus rien ne t'attendais sur terre, tout se passerait ici, en tout cas tant que tu le pourrais. Attrapant un verre et le glissant le long du bar, tu n'peux t'empêcher de sourire. C'est ce qui te rendait heureux maintenant ; au diable le futur, au diable le passé ; vivre l'instant présent, c'était ce que tu voulais. Les heures défilent, pendant des heures durant tu accueilles des visages, qu'il te soit inconnu ou non, tu leur offres une place en ton antre ; dans ta nouvelle demeure, « l'Absolue Absolem » voilà où tu vivais maintenant, voilà où tu passais le plus clair de ton temps.

Un bar fait de bois, un style un peu vieillot qui te rappelles d'où tu viens, preuve flagrante que tu n'pouvais pas forcément effacer tes origines. L'odeur du bois fraichement vernis, encore un peu lustré, c'est fou ce que tu n'pouvais pas t'lasser de cet endroit. T'aimais être ici, t'aimais l'ambiance que tu avais réussi à installer ; un climat de paix et de sérénité... Tout le monde semble heureux et joyeux en passant le seuil de la porte. C'est ce que t'avais voulu Chester et tu l'avais eu, y'avait pas d'autre moyen pour te rendre plus heureux... Mais le temps passe, passe trop vite, défile trop vite ici, en tout cas, tu en as l'impression ; toi qui n'as jamais vécu de journées pareilles en vingt ans. Ne perdre aucune miette ici, c'est ce que tu désirais. Les gens se lèvent et commencent à partir ; il serait bientôt l'heure pour les échoppes de fermer leurs portes ; bientôt l'heure pour toi de foutre sur la porte le fameux « closed ».

Plus personne n'est là, seul, tu es seul ; une cigarette aux bords de tes lèvres, tu réfléchis ; tu ne sais faire que ça Chester, réfléchir aux moments passés ici ; repenser aux moments d'ta vie antérieure. T'as beau remuer ciel et terre cette peur qui te noue les entrailles et qui te comprimes les organes ne s'estompent pas ; tu l'sais que tu n'pourras pas rester indéfiniment ici et ça, ça te fait flipper ; ça te donne envie d'crever. Passant le balai après avoir relevé ta carcasse de ta chaise, tu t'approches lentement de la porte... Et c'est là qu'il te voit. C'est là que son regard croise le tien Aspasie, toi qui t'approches d'un pas lent, mais pourtant gracile de son enseigne... Il te sourit Chester, parce qu'il ne peut pas faire autrement en ta présence ; une présence réconfortante. Il lève le bras en ta direction et lâche un sourire franc sur les lèvres.

Aspasie ! Mais qu'est-ce que tu fous là si tard ?!

Laisse-lui peut-être le temps d'te répondre Chester avant d'te précipiter à sa suite, ton pauvre balai encore dans les mains. Te massant la nuque, tu lâchas après avoir expiré la nicotine de tes narines.

Tu n'viendrais pas boire un verre en ma compagnie ?

Pourquoi pas après tout ? Tu étais le patron ; et elle serait toujours la bienvenue chez toi, dans ton antre ; dans ta vie.


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Dim 24 Jan - 20:11

tu t'étais réveillée ce matin tout aussi émerveillée qu'au premier jour ; avalon n'avait jamais cessé de t'étonner.
six mois déjà & tu n'en revenais toujours pas - six mois qu'on t'avait offert le monde sur un plateau. il t'semblait que tes vieux démons n'étaient ainsi plus qu'un lointain souvenir ; & puis combien de temps ça faisait qu'tu n'avais pas pleuré, aspasie ? y'avait bien cette petite voix là quelque part dans l'fond de ta conscience qui te murmurait que c'était bien trop beau pour être vrai ; t'avais appris à la faire taire à grand coup d'éclats de rire - de la même façon qu't'avais muselé le tic tac de l'horloge qui te rappelait à n'en plus finir qu'ce bonheur là ne durerait sans doute qu'un temps. tu t'laissais porter au jour le jour, aspasie - comment vivre autrement ?
tu t'es levée tôt, ce matin-là, & c'était dans tes habitudes ; sur avalon, tu n'tenais littéralement pas en place. c'était comme si tu cherchais à rattraper l'temps perdu, toutes ces années passées à t'faire taper dessus au nom de quoi ; l'amour ? tu laisses échapper un d'ces rires tristes dont tu ne connais que trop bien le secret - l'amour pour toi n'avait été qu'un leurre ; oh, & puis t'avais retenu la leçon. si t'avais envie d'être heureuse, tu n'pouvais compter que sur toi-même - & c'est exactement ce que tu faisais : t'avais beau avoir de nombreuses connaissances à avalon, tu n'avais pas véritablement d'amis ; personne n'était assez proche de toi pour pouvoir un jour t'faire le moindre mal. tu souriais volontiers & bien souvent tu riais aux éclats - tout le monde te trouvait sympathique, aspasie, mais personne ne te connaissait vraiment.
personne, sauf chester.

chester, c'était bien plus qu'une erreur de parcours ; pas une seule seconde tu n'avais regretté d'avoir baissé ta garde face à son regard d'ange. il avait les cheveux blonds & l'air de savoir où il allait, chester ; tout l'contraire de toi, tout bien réfléchi. y'avait dans ses yeux quelque chose qui avait disparu depuis bien longtemps dans les tiens - comme un relent d'espoir qui n'serait pas tout à fait mort. tu n'lui as jamais raconté, à chester ; ni les côtes cassées ni ton coeur brisé ni tous tes espoirs déçus - & pourtant t'as l'impression qu'il sait mieux qu'personne ; comme s'il avait vécu quelque chose d'similaire &  la fois de tellement différent. vous vous étiez bien trouvés, lui & toi ; ç'avait été la collision de deux trains sans gare & ça aurait pu mal finir, au fond - pourtant, t'avais bien l'impression qu'il t'avait sauvée. chester, c'était l'une de tes premières rencontres sur avalon ; tes pas t'avaient menés sans trop qu'tu saches comment jusqu'au portes de ce bar auquel il tenait tant - t'aimais te dire que c'était le coup du destin ; il avait suffi d'un verre quelques mots & sans doute un éclat de rire ; depuis, ton monde tournait à peu de choses près autour du sien. c'est donc tout naturellement que tu te retrouves devant son échope, une fois de plus ; il est près d'une heure du matin.

à pas de velours, tu te fraies un chemin entre les tables - c'est tout toi, ça, d'tout faire en silence ; comme si t'avais toujours peur de déranger. tu restes un instant tapie dans l'ombre, & tu l'observes ; t'observes ton seul ami. il fume sa clope d'un air absent & tu te demandes à quoi il pense ; puis l'temps que tu relèves les yeux lui a le sourire aux lèvres - ça t'fait chaud au coeur & tu n'peux que le lui rendre - toi qui sourit pourtant si rarement. mais c'est vrai, aspasie, qu'est-ce que t'es venue faire ici ? ah ça, si seulement tu l'savais.

━ si c'est si gentimment proposé, je ne peux qu'accepter tu répliques, un sourire malicieux aux lèvres. je crois que j'm'ennuie un peu de toi, ces derniers temps.

tu prends place au comptoir, & c'est un des rares endroits où tu te sens comme chez toi ; en l'occurence, sans doute grâce à celui qui se trouve derrière. il te sourit toujours, chester ; sans doute que si tu n'étais pas si timide, tu l'aurais déjà serré dans tes bras.

━ on dirait que tu te plais bien, ici tu lances en balayant la pièce d'un large geste du bras ; t'as l'air de plus en plus heureux de jour en jour tu poursuis ; sans savoir toi-même si le constat est amer ou non. peut-être que tu l'envies, lui qui a trouvé sa place ; peut-être que tu t'en réjouis & sans doute que c'est un peu des deux.
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Mar 2 Fév - 18:12







aspasie & chester
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feels is coming
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wicked games Un sourire. Tu n'te rappelles plus vraiment de la dernière fois ou t'as vu un sourire s'afficher sur son visage angélique ; t'savais une chose, que c'était il y a bien longtemps. En ta compagnie, Aspasie semblait être capable de retrouver un semblant de joie de vivre, comme si grâce à ta simple présence Chester, elle était libérée du fardeau d'sa vie passé. Mais toi, tu savais, tu savais mieux que quiconque ce qu'elle vivait et que le retour sur terre, dans vos pays respectif ; dans vos enfers semblables allaient vous ramener à la réalité... Et cette réalité qui allait vous rattraper vous mènerait à votre perte. De ta main, tu l'invites donc à prendre place au comptoir, mais Aspasie ne t'avais pas attendue pour s'y asseoir. Lâchant ton balai, tu chopas avec habilité deux verres propres ainsi qu'une bonne bouteille. Pourquoi ne pas boire après tout ? Tu n'es plus en service Chester, autant profiter de sa présence et de sa compagnie. Tu n'avais même pas pu réprimer un sourire mélancolique quand elle t'avoua s'ennuyer de toi... Ouais, t'pouvais pas t'mentir non plus Chester, elle aussi elle t'avais manqué. Tu débouches la bouteille et après avoir servi les deux verres, tu viens prendre des marques sur ton comptoir... C'était là que tu préférais t'asseoir ; à côté de la demoiselle, mais sur le bar. De toute façon, personne ne viendrait plus ici, t'avais bien pris l'soin d'mettre cette pancarte « closed ». Lui déposant le verre juste à côté, ton autre main vient attraper un cendrier, clope au bec, tu déposas ton paquet. T'incitais jamais les gens à fumer, mais Aspasie te connaissais, elle savait très bien que t'étais un drogué à la nicotine ; et que ton paquet, c'était un peu le « libre service ».

« On dirait que tu te plais bien. » Qu'elle te balance en balayant la pièce du bras, montrant bien ta maison, ton havre de paix... « T'as l'air de plus en plus heureux de jour en jour. » Normal, ici, il n'avait pas encore vu de mise à prix sur sa tête. Ici, les flics véreux n'avaient pas encore débarqué pour la lui détrôner de ses épaules... Ici, il se sentait en sécurité, presque prêt à oublier la terreur, à oublier les événements passés... Mais non, non Chester, tu n'oublierais jamais, mais plutôt que de vivre dans la peur et l'inquiétude, tu préférais jouer au con, jouer à l'ignorant, à celui qui tenterait de redonner le sourire aux âmes comme toi, brisé par la vie. Ton verre dans ta main, ta clope au bec, tu lui tends le sien ; un sourire logé aux coins d'tes lèvres un peu desséchées.

━  J'vais pas t'mentir, cet endroit, c'est mon chez-moi ; l'endroit où j'me sens le mieux.

Même si, à tes côtés Aspasie, il se sent vraiment bien. Chester, cette nana te ressemble, tu l'sais, tu l'remarques de jour en jour, même si parfois, elle disparaît pendant quelques jours ; elle revient toujours sans que tu aies besoin de partir à sa recherche... Pourtant, tu ne t'mens pas pour autant, si elle devait disparaître d'ici, tu l'sais, tu l'sais que tu te sentirais seul et que tu ne pourrais pas l'supporter ; et tu ne la remercies pas pour ça. Tu n'la remercies pas d'te faire devenir comme ça, dépendant de quelqu'un. Vous étiez semblable, trop semblable et cette particularité avait attisé une curiosité en toi. Tu voulais en savoir plus, toujours plus ; sans pour autant la forcer, parce que tu pouvais pas faire ça, ce n'était pas « toi », pas ta façon de faire et avec Aspasie de toute façon, il n'y avait pas vraiment besoin de parler. Vous vous compreniez sans vraiment avoir besoin de dialoguer et c'était sans doute pour ça que tu l'appréciais autant. Parce qu'elle pouvait lire dans un de tes regards ta détresse et toi dans un souffle, tu pouvais entendre sa souffrance.

━  Et toi alors, Aspasie ? Comment ça se passe pour toi ici ?

Qu'il laisse s'échapper de ses lèvres en même temps que la fumée qui ne semble pas prête à s'estomper. C'était ta capacité, tu fumais plus que de raison, mais ton corps produisait en continue de la fumée ; fumée douce et opaque qui pourrait lui comprimer les poumons, mais qui ne le fait pas... Tu es fumée Chester et un jour, tu t'évaporerais de ce monde, tu l'sais.

━  Trinquons, tu veux bien ? Ça fait une paye qu'on n'a pas partagé un verre ensemble.

T'exagérais peut-être un peu, ou peut-être pas. Le temps semblait s'écouler différemment pour vous ici, dans vos têtes, surtout dans la tienne. Parce que t'arrivais pas à t'habituer à ce calme plat, à cette sérénité... C'était impossible pour toi de vraiment t'y faire en fait. Ta cendre finie dans le cendrier et une nouvelle bouffée de ta cigarette t’assomme encore une fois.

━  Je n'sais pas pour toi, mais parfois, j'trouve cet endroit trop calme... C'est limite déconcertant...

Ce n'était rien de le dire... Avalon était vraiment trop, beaucoup trop calme... Une des raisons pour laquelle tu foutais parfois la merde et que t'emmerdait le monde en bon troll que tu es... Pour un peu d'action, pour faire bouger les choses ; pour illuminer le visage de certains d'un sourire ou même d'une mine exaspéré ; parce que certains ici sont comme vous, trop souvent brisé par la vie.


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