Nathanaël I. Knowles ✂ love me enough so i see life in rose
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Jeu 31 Déc - 20:31

everyday words seem to turn into love song.

nathanaël isaac knowles, avec ses grands yeux verts plein d’or, comme des rappels de l’irlande– trèfles et arc-en-ciel de chance, pourrait faire fondre n’importe qui. il a toujours l’espièglerie pétillante d’un petit garçon (les mensonges en plus sur la langue) et pourtant nathy souffle ses bougies d’anniversaire tous les dix-huit décembre depuis dix-huit ans. il est arrivé sur avalon en 2008 à l’aide d’un passeur et n’a jamais eu l’idée de partir que dans d’exceptionnels aller-retours. altéré, il s’est éveillé plus tard, en septembre de l’année passée, et a commencé sa course contre la montre depuis.

occupation : perfectionnement en maîtrise pratique de contre-sort et recherche à l’invention d’un artefact particulier.
this magic spells you cast, i see life in rose.
empathie
des papillons créent de grandes tempêtes aléatoirement dans son estomac; des ailes de tristesse, de colère, de joie délirante *, parfois plusieurs en même temps, qui s’agitent sur ses os. une malédiction pleine de poisons, un segment d’adn dont nathanaël a hérité. techniquement, des fils de mana comme électrostatique s’accrochent à fleurs de peau et véhiculent des informations biochimiques que nathanaël décodent inconsciemment. il est alors corrompu d’émotions et sentiments qui ne lui appartiennent pas. la proximité physique exacerbe l’intensité et il n’est de ce fait pas inhabituel que la confusion lui fasse perdre pieds.
illusion de son
les échos fantômes d’un oiseau dans une pièce sans fenêtre, un bruit de pas là où l’invisible se voit. cet altération permet à nathanaël de créer et d’imiter du son, un enchantement illusoire. ses fils de mana se synchronisent à l’oreille interne et la magie opère alors. l’illusion provoque parfois des temps de silence ou des sons fantômes qui n’altère que son oreille interne (synchronisé par inadvertance)– magie mais l’hyperactivité psychique qui l’habite se manifestant.
magie de contresort
nathanaël s’est le plus intéressé à la pratique des contre-sorts et a de ce fait plus d’affinité avec ce type de magie. il est capable de neutraliser des enchantements qui sont lancés avec des motifs simples (après trois ou quatre observations), mais comme la perception lui fait défaut il a du mal à se souvenir des géométries plus difficile et l’observation prends plus de temps avant de les mémorisé définitivement.

c’est pourquoi, il ne peut pas imaginer des motifs sur un coup de tête et prend plus de temps à conceptualiser des motifs de son invention.
artefact magique
en parallèle des contre-sorts, nathanaël s’est intéressé au artefact magique et surtout à leurs créations. il a réussi à créer des charmes, particulièrement des origamis, leurs motifs chargés de mana entre en fusion et explose à leurs activations. et jusqu’ici à fabriquer une seule amulette sur le même principe qui se détériorait utilisation après utilisation mais n’a pas résisté longtemps. il ne désespère pas de créer un talisman, mais pour le moment il n’en connaît que la théorie.
théorie de la magie
nathanaël est une véritable encyclopédie en théorie de la magie, des enchantements en passant par les charmes d’illusions; il est capable de transposer ses connaissances en pratique s’il s’agit de techniques néophytes. il peut créer des petits enchantements, des sorts, mais vu qu’il n’en voit pas l’utilité, il n’a pas poursuivi dans la pratique de ce genre de magie même s’il en connait bien la théorie.
mémoire des motifs
se souvenir de passage de livre, retenir des paroles de chansons a toujours été un jeu d’enfant pour nathanaël. il a de la facilité à gravé dans sa mémoire des rythmique de mots. c’est pourquoi en étudiant les motifs de différents sorts et enchantements sans retenir leurs géométries dans toutes leurs complexités nathanaël a tracé par-dessus des partitions dans sa tête. il n’est d’ailleurs pas inhabituel de l’entendre chanter timidement des mélodies quand il les dessine. cependant, malgré les difficultés que nathanaël peut avoir pour mémoriser géométriquement des motifs, il est capable de les visualiser même en plus de trois dimensions.
* nathanaël ne peut décoder que huit émotions élémentaires différentes: la joie, la tristesse, la peur, la colère, la neutralité, l’amour et son contraire ainsi que la surprise.
i'm in a world apart, a world where roses bloom.
déterminé  •  très intelligent  •  solitaire par défaut  •  espiègle  •  colérique
réfléchi  •  mélomane  •  sarcastique  •  observateur  •  peut  être  charmant

Il soupire las de voir les gens s’éclipser dans l’espoir vain d’échapper à la pluie glacée dans un amas de cris et de rire agaçant. Ils ont tous désertés les jardins à la première annonce d’orage, laissant l’endroit sans vie, feutré dans un silence gênant. Il s’étire un vague sourire sur sa bouche. Le bonheur d’avoir la solitude sur le bout de la langue et l’horreur du froid qui lui bouleverse les côtes. Il regarde la première goutte de pluie s’accrocher au tissu de son sweatshirt, la seconde glisser entre ses doigts. Il déteste la pluie– les nuages noirs et opaques qui vomissent partout, l’arôme humide que crache le ciel et qui colle à la peau. Il déteste le silence qui s’exhale de vacarme dans sa tête et les éclats de rires de gens débiles qui éclaboussent leurs illusions de bonheurs à la gueule des autres. Il déteste la guimauve qui suinte des gens qui s’aiment tout simplement. Nathanaël déteste par mécanisme de haine. Il transpire de cette sueur acide, cet ectoplasme gluant de colère, putride et excessif. Il ne connaît que les coups violents qu’on porte au ventre et les ecchymoses qu’on peint sur les paupières. Il est de ceux qui ne connaissent que l’exquise douleur du poing sur la mâchoire et la brûlure des os qu’on casse. Il dissimule son nez et sa bouche entre ses mains crachant un souffle chaud dans ses paumes. Les tons sucrés et acide d’été ont disparus, laissant leurs places à un autonome éclatant de couleurs joviales.

Les sanglots longs
Des violons
    De l’automne.

Les mots de Verlaine récités sans faute. L’astronomie du ciel de Babylone apprises par cœur. Les notes écrites au fusain au-dessus du piano. Les mots de théâtre de Molière. Les coordonnées de longitude et latitude de la parallèle du Cancer. Celle du Capricorne. Oh, mais il n’arrive pourtant pas à la retenir. Un contour imprécis. Quelques traces de crayons qui ternissent une partition. C’est tout ce qui reste d’elle. Il s’amuse, se moque de la naïveté laide de ses amours éphémères, suggère leurs courbes vénusiennes sous le tissu vulgaire habillant leurs corps et ignore si elles gémissent son prénom. Lui n’entend que le velours de sa voix se frotter délicieusement à ses oreilles. C’est son pâle fantôme qui se nourrit de ses entrailles; ses doigts pressés sur son cœur assez pour que ça fasse mal. Ça se voit, s’entend parfois. Il aurait beaucoup de mal à ses côtés. Un défaut dans sa façon de se tenir, d’utiliser les mots. D’être un naufragé dans le bleu de ses grands yeux. Il se déteste,  à la regarder sur ses pupilles, à la voir danser sur ses joues; une tumeur qui névrose les tissus, qui poisse les artères; une seringue d’adrénaline qu’on agite frénétiquement, comme le diable en bouteille. Nathanaël se lance corps et âmes dans d’interminables équations fais de son monde à l’agonie qui démange. Il regarde les ténèbres se languir sous ses pieds, bascule le corps au-dessus du vide. Il attend qu’on le précipite, qu’on le pousse.

— Tu vas attraper une pneumonie à force. Viens, on rentre !

Il l’examine de haut en bas détaillant ses bottes en caoutchouc rose et le parapluie qui tangue dangereusement au-dessus de sa tête, les huit boutons nacrés de son imperméable. Il décortique tout des gens, du monde qui détone autour de lui. Les reflets ambrés sous leurs paupières. Les sourires pas tout à fait sincères. Le nombre de boutons de rose dans une roseraie. Celui de synonyme dans un livre. Les méfaits derrière les rires effacés. Les mensonges dans les bras tendus.

Nathanaël emprunte leurs sourires, la tristesse, les papillons dans leurs estomacs– se trouvent perdus dans la confusion d’un amalgame d’aquarelles multicolores. Il ment dans ses gestes, dans ses discours, dans ses mouvements désintéressés. Il ment dans l’espoir de ne pas s’effacer. Il s’invente des instants de bonheur, des éclats de consciences. Il se décide à bouger, clopine vers son utopie, enlaçant sa taille et pressant son nez contre sa mâchoire. Il ne peut retenir les méduses de se connecter à elle; un nuage de miel se déverse sur lui, comme une avalanche de sucre dans une tasse de thé. Il déteste ça, mais ça n’a plus d’importance tout d’un coup. Il la sent fondre dans son corps, se désarticulé entre ses bras. Il rigole euphorique contre sa peau, finit par se perdre dans l’ambre de ses yeux.

— Tu savais toi que les girafes n'existaient pas ?

Il lui décroche un sourire dégoulinant de niaiserie et pose un doigt sur son nez. Il rêve de route de campagne éclairée de lumière blafarde, de grande ville étouffée par la circulation, de moteur toussant et vrombissant de fumée, crachant leurs rébellions dans l’atmosphère, de baisers brûlants sur ses lèvres, mais il n’ose pas rêvé de plus. Ce n’est peut-être pas ce de quoi lui rêve.

— C'est un coup monté.

Il a encore du mal après tout ce temps à être lui. Un sourire moqueur sur les lèvres. Des conneries sur l’estomac.
pseudo : mirmo
age : ça change tout le temps. /poutre
avatar : noctis, final fantasy
pokémon préféré : pikachu

comment avez-vous trouvé le forum ? figurez-vous que j'en ai aucune idée. sûrement un gnome.
des suggestions ? nope ! c'est très bien. ♥
when you kiss me heaven sighs.


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Jeu 31 Déc - 20:32

hold me close, and give your heart and soul to me.
Tu trouvais à l’automne quelque chose de triste maintenant, comme une tâche bleutée indélébile qui altérait ta perception. L’automne. C’était les feuilles, rouges de passion et toutes habillée de flammes, qui dansaient au-dessus de vos tête; un ballet de feu follets incandescents que tu aimais avant, mais tu ne sais plus vraiment. C’est l’amertume des papillons dans son estomac. C’est les pastilles de colorants, comme un cachet d’aspirine jetés dans un verre d’eau, qui ne manquent jamais de mousser. C’est les mots qu’il n’avait jamais dis et qui s’étaient renversés sur toi, te salissant de framboises dans le kaléidoscope de ses yeux. Ça avait été trop d’aspirine, et les pastilles s’étaient multipliée à l’électricité que tu avais déversé sur lui; circuit ouvert à tes parasites, éponge à aquarelle. Il ne parle jamais de ses papillons. Il les garde secrets, enfermés dans sa cage thoracique; et si tu avais regardé de plus près tu aurais sûrement aimé ne jamais avoir ouverts ses côtes, mais elle avait été trop étroite cette fois-ci; trop étriqué. Il avait hurlé les mots marqués sur leurs ailes, t’avait incendié de mots un peu vulgaires.

— Qu’est-ce qui te prends, pépite !
— Je suis désolée, je ne voulais pas.
— T’es malade ou quoi !

Il n’avait pas imaginé qu’elles seraient si coupantes, qu’elles te feraient autant de mal. Il avait crié, vomit les papillons qui avait corrompus les siens sur toi; puis les points rouges avaient été dilués par tes parasites bleus; ses doigts soudés à l’intérieur de ses paumes s’étaient ouverts. Il n’a jamais aimé les papillons fait de bleus. Il les a trop souvent vu. Il te disait comment c’était d’en voir partout, des coloriés-ardoise, des coloriés-rouge, et surtout les coloriés-océan (un peu rose parfois) dans ses yeux; comment elle avait difformer l’obscurité pour en faire de la lumière; des hexagones de couleurs sur ses pupilles. Quand il posait des questions de grands avec une curiosité attendrissante, les sourcils froncés d’interrogation, sa mère peignait des réalités édulcorées; traçait un sourire sur son visage et disait que de telles choses n’existaient pas– elle éloignait l’atrocité du monde pour que ses yeux ne changent pas. Toi, tu les avais vus, perdre des étoiles en hexagone, s’abîmer d’encre de ciel. Il s’était animé d’une curiosité presque maladive en grandissant, avait trouvé sur les étagères de la bibliothèque des coordonnées de coffres remplis de diamants faits de vérité. C’était son temple, sa bible en infinis volume. Il était extrémiste de tout connaître, scientifique de confession.

— Je suis désolée, avais-tu presque pleuré, vraiment désolée.
— C’est rien.

Ce n’était pas si dramatique, pas vrai ?
Il te taquinerait de ta candeur de cœur, te jetterait à la figure des pépites. Il ne déserterait pas l’arène de jeu, n’arrêterait pas de te prendre et de passer le sablier. Cap ou pas cap. Il avait été capable de tout; et toi, de pire. Tu avais fait voler en éclat trop de promesses. Tu avais eu l’âme trop bonbon et le cœur trop guimauve. Tu l’avais écœuré, et sûrement t’avait-il détesté. Ça n’avait pas eu le bonheur dramatique de déteindre sur lui une seconde fois. Il n’avait plus laissé éclater le savon de son univers, n’était plus entré en collision avec le tiens. Il t’avait écarté du plateau de jeu et t’avais confisqué tes pions. Il ne t’avait pas enlevé les yeux pour autant et les coups sur ses joues, les os cassés sous ses vêtements, tu les remarquais encore. C’était l’adrénaline idiot, les seringues de sables dans des poings et des coups de pieds. C’est sa façon d’agiter ses papillons, de les provoquer.

Toi, tu continues de courir.

Tu t’éblouis d’espoirs débiles; de petits graviers à ta fenêtre. Tu continues de courir; même les pieds nus, même alors que l’averse à fait place à un champ d’étoiles. Tu avances sur la pointe des pieds, comme si tu ne voulais pas réveiller la nuit ou que tu avais peur de faire déguerpir le lièvre de mars. Tu le trouves près du belvédère, et tout de suite ça t’a comme frappé. Septembre n’avait pas encore mis à ses feuilles un coup de pinceau rouge; elles étaient, du coup, fluorescentes de vert– des pigments d’or injectés dans leurs veines translucide. C’était comme ses yeux; des kaléidoscopes de chlorophylle fait d’alvéoles dorées. Capteurs de lumière, voleurs d’obscurité , penses-tu.

L’automne te paraîtra encore plus triste après aujourd’hui, tu sais; le bleu indélébile (et plutôt débile, pour le coup) plus vibrant et gênant. Tu n’auras plus comme cataplasme pour ton cœur que de la poussière d’or. Tu as au moins récupéré quelques pépites.

— Qu’est-ce qui se passe ?
— Je m’en vais, pépite.

Tu te gèles dans le satin de ta chemise et t’enroules dans tes bras. Tu te protèges du froid, des morsures de ce que tu n’as pas envie de comprendre. Tes méninges essaient de trouver d’autres définitions, de traduire ses mots dans des langues étrangères mais tu sais très bien, le sens et où ça l’emmène. Tu dis quand même.

— Quoi ?  
— À Avalon.

Tu t’imagines que c’est ça. Le rouge carmin qui tire les larmes. C’est un peu délavé dans ton estomac en fait, comme si une gomme floutait les couleurs imprécisément. Tu n’es pas vraiment furieuse. Tu es un mélange d’aquarelle. Tu te mords les doigts d’avoir nourris sa curiosité; d’avoir jeté le papier qui l’a fait dévoré par une colonie de fourmis. ll a laissé les flammèches lécher jusqu’à ses os, et c’est toi. Tu lui as gentiment tendu une carte d’évasion, son passeport pour Avalon.  

— Tu n’es même pas éveillé, enfin. Tu sais qu’on ne peut pas faire le saut jusqu’à Babylone ! Tu ne t’es pas magiquement éveillé ? C’est de la magie, je sais. Ce n’est pas comme si je n’en avais jamais vu seulement,  et tu souffle, essaie de retrouver un équilibre de couleurs moins contagieuses, est-ce que tu vas vraiment t’en aller, mettre ta vie d’ici entre parenthèse ou encore pire faire comme si elle n’avait jamais existé ?  
— Ouais.  

Il sort son sourire. Tu le vois un peu cassé, déformé au coin droit et tu rêves de le remettre comme avant, plier les extrémités pour lui rendre son vrai sourire.

— Et les parenthèses, ça ne sert pas à grand-chose.
— Je ne te crois pas.
— Qu’est-ce que j’ai de plus ici pépite ?

Tu sais que ce n’est pas vraiment ça.

Tu n’es pas le + 1 de son univers. Tu n’es même plus grand-chose. Il est pourtant toujours un atome du tien. Tu essaies maladroitement, avec tout le sucre dont tes yeux peuvent scintillée, malgré le sel qui démange de te faire couler. Il éclate de rire quand tu le dis et tu rougis.

— Tu dis n’importe quoi, pépite !

Il se moque gentiment de ta maladresse avec tes mots, de tes yeux romantiques de princesse. Tu mens. Tu as un frère, même un deuxième qui jouent avec toi à l’épée et crache de fausses flammes de dragon et ta crevette qui te regarde avec de grands yeux impressionné, plus d’une personne à qui raconter ta journée; lui il n’a qu’une seule personne à qui parler en rentrant- et si tu avais bien fait attention, si tu n’avais pas cherché à réparer ce qui n’est pas cassé, tu aurais vu le papillon de solitude dans ses yeux, et le sac-à-dos qui se déchire presque à être trop remplis dans son dos; tu aurais vu que plus personne ne l’attends vraiment, nulle part mais peut-être ici.

Tu le vois maintenant. Tu le vois hésité, et c’est un peu trop long- tu ne sais pas trop pourquoi, mais tu sais qu’il hésite parce qu’il va te tendre un de ses papillons.

— Je n’avais jamais vu autant de couleurs, de parasite.  
— Comment ça ?
Alice.

Tu détestes quand il utilise ton prénom. C’est la poisse qui le suit quand c’est lui qu’il le dit.

— Je- je crois qu’elle s’est perdue cette fois.  

Tu avais retenu ton souffle, et ton cœur se dégonfle sur tes os. Il te reste une chance; une chance sur une échelle d'infinies. Que son exil ne soit qu'un voyage. Qu'il ne parte pas si loin. Tu es égoïste, tu sais. Tu trouves du bonheur dans son malheur. C’est toute sa vie qui s’écroule et tu n’en es que plus heureuse. Tu ne lui montres pas l'espoir qui te fait toujours courir et le souffle dans ton cœur se mue en soupire.

— Ça ne marche pas comme ça, tu le sais.  
— T’en sais rien !

Tu sursautes. Tu vois comme la naissance de papillons dans le printemps de ses yeux ; prêt à venir s’emmêlé dans tes boucles toute blonde, à se transformer en des chauves-souris de colère. Tu ne t’aventures pas plus loin. Tu capitules. Tu as déjà fait l’expérience du cachet dans l’eau framboisé. Ça éclabousse.

— Ça ne peut pas être pire qu'ici de toute façon.  

Il t’explique l’hôpital où sa mère a été internée et son grand-père et sa montre à gousset. Il te parle du sourire un peu fragile de sa mère et ses mots en accordéon ; comment elle lui a dis de ne pas s’en faire, alors que c’était une avalanche de couleurs qui se fracassait sur lui. Il te raconte le presque château qui lui avait fait pensé à ta maison, et l’ancienne chambre d’enfant de sa mère, les prières à genoux devant son lit et l’église le dimanche. C’est pour ça qu’ici c’est pire que là-bas.

— On serait possédé par le diable d’après lui.

Il sourit un peu amusé et plaisante.

— Il m’aurait exorcisé, pépite !  

Tu ne sais pas trop quoi dire.

— Tu vas faire quoi tout seul là-bas ? Tu ne sais même pas où tu vas.  
— J’en sais déjà plus que la plupart des brisés.  
— Tu vas revenir ?

C'est timide, désespéré aussi; il bouge à peine, et ça suffit à explosé tes espoirs déjà bien abîmé, alors tu réalises.

— Tu venais me dire au revoir, c’est ça ?  
— Ouais.  
— Ça me parait plutôt définitif.  
— Sois pas triste, pépite. C'est pas comme si je ne t’avais pas déjà brisé le cœur.  

Tu touches distraitement le sablier, votre chapelet à vous, suspendu à ton cou.

— Cap ou pas cap de promettre ?  

Tu ne dis pas la promesse qu’il doit te faire. Tu n’as pas vraiment envie d’en connaître la forme. Il fait quelque chose que jamais il n'a fait; toujours toi, dans des sursauts de papillons qui le faisait râler. Il te prend dans ses bras. Ses doigts dans ton dos te serrent contre lui. Il te dépasse de beaucoup maintenant alors qu'avant ce n'était que d'une tête. Il t’embrasse sur le haut de la tête et tu froisses son blouson, paupières closes pour ne pas fondre en perle de sel. Il tire brusquement sur le cordon où est suspendu le totem de votre jeu, un sablier comme pour remonter le temps. Tu es sûrement entrain de l'éclabousser d'aquarelle. Il t'envoie en quarantaine, en fait. C’est une maladie les papillons pour lui; des parasites qui mangent les siens. Tu te sers un peu plus contre lui. Ça a l’amertume d’un peut-être, mais c’est définitivement jamais.

Cap d’absolument tout, et lui de bien pire.
and when you speak, angels sing from above.
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Mer 10 Fév - 14:55

(j'ai vraiment une mémoire de poisson chirurgien. /pan)

J'ai oublié (pendant un nombre de jour indéterminé et plutôt grand, ahem) de prévenir que j'avais enfin fini ma fiche. \o/
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Jeu 11 Fév - 23:12

Coucou Nath ♥

Han je viens de voir que je t'avais même pas souhaité la bienvenue D8 SHAME ON ME.
(du coup bienvenue en retaaard !!)


Alors, je passe juste rapidement pour te dire qu'on ne t'oublie pas et qu'on réfléchit sur ta fiche avec le staff au niveau des pouvoirs pour voir ce qu'on peut faire sur certains points (y aura des ajustements à faire)

ENFIN BREF. Juste pour te dire qu'on repasse bientôt sur ta fiche avec toutes les infos qu'il te faudra !
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Ven 19 Fév - 13:51

Hey !

Du coup, parlons un peu pouvoirs et magie, parce qu'il y a pas mal de choses à arranger.

Pour l'empathie : en général on modélise l'empathie par des câbles de mana qui relient l'utilisateur aux cerveaux des gens alentour et lui envoient des informations sur l'état chimique et électrique de ces cerveaux. Donc l'idée de détecter des émotions ne pose pas de problème particulier.

L'idée d'associer des papillons colorés qui apparaissent visuellement aux différentes émotions, sure, why not - tant qu'on parle d'émotions primaires (peur, tristesse, joie, etc. - je te renvoie à Vice-Versa) ça passe.

En revanche, la résolution (la qualité des informations extraites) de l'empathie est limitée par le fait que chaque individu possède un cerveau relativement unique et s'il est possible d'identifier qu'une personne est triste, il est a priori compliqué (impossible) de détecter que cette personne est mélancolique par exemple - à moins de lire ses pensées, ce qui est un autre pouvoir. Ce qui implique qu'il ne peut y avoir de nuance dans les couleurs - tu peux avoir "bleu = tristesse, rouge = colère", mais tu ne peux pas avoir "bleu pâle = mélancolie, rouge orangé = colère fière".

De plus, chaque émotion est son propre langage, donc il faut que tu clarifies quelles émotions ton personnage est ou n'est pas capable de détecter (parce que ça, c'est fixe). Hypothétiquement tu peux partir sur les six émotions primaires (Joie / Tristesse / Colère / Dégout / Peur / Surprise) et leur associer, well, les couleurs de ton choix, mais j'ai besoin que ce soit explicité sur ta fiche.

Pour ce qui est du fait que l'empathie rende Nath malade, a priori un pouvoir qui te rend malade c'est le résultat de malveillance (y'a aucune raison intrinsèque pour qu'un pouvoir d'empathie te rende malade, pour que ce soit le cas il faut que le pouvoir ait été délibérément conçu pour provoquer des malaises). Donc soit tu pars sur de la malveillance et tu le clarifies, soit tu parles "juste" de malaise psycho-somatique auquel cas ouais, pourquoi pas mais c'est étrange que Nath ait eu ce pouvoir pendant des années sans arriver à s'y habituer.

Pour l'illusion de son : soit il s'agit bien d'une illusion, auquel cas le plus simple c'est de l'appliquer aux cibles via des cables de mana (que de toute manière l'empathie offre déjà) et la portée de trois mètres correspond à la portée de ces cables, soit il s'agit d'un véritable son auquel cas... ben, un son ça se propage à l'infini dans l'espace en s'affaiblissant, à quoi correspondraient les trois mètres ?

Pour les contresorts : tu ne peux pas contrer un motif dont tu ne connais pas le tracé. Ca veut dire que tu ne pourras jamais contrer un motif que tu rencontres pour la première fois (Erika est capable de contrer la plupart des motifs simples dès leur deuxième itération, mais elle dépend d'un pouvoir spécialisé pour ça).

N'ayant pas de pouvoir dédié, Nath se retrouve dans la même catégorie que Parker en ce qui concerne l'apprentissage de motifs extérieurs (cf le Copycat de Parker), ce qui signifie qu'il a besoin de voir le motif qu'il souhaite contrer être utilisé au moins trois-quatre fois (pour les motifs scannables, c'est à dire simples) avant de pouvoir le contrer (et s'il ne le mémorise pas, il devra le réapprendre à chaque fois). Une fois un motif en mémoire (que ce soit temporaire ou définitif), tu peux effectivement le contrer.

Pour les artefacts : les origami, aucun problème (la formulation est à corriger toutefois - le mana ne peut pas exploser en lui-même mais a besoin d'un motif pour provoquer une explosion, cf Cherry Bomb de Marigold pour une formulation correcte).

La bague d'invisibilité marche pas trop par contre - l'invisibilité c'est le genre de pouvoir qui ne fonctionne que par illusion dynamique (une illusion dont tu modifies le contenu en permanence pour te retirer de la perception de la victime), ce qui implique qu'un Charme ou une Amulette ne peuvent produire cet effet (ils n'acceptent pas de flux de données, juste du mana). Avec un Talisman, à la rigueur ça passe, mais dans tous les cas tu ne peux atteindre une invisibilité absolue / physique, tu peux seulement te soustraire à la perception d'une personne à la fois (c'est un sort ciblé). Rendre ton corps transparent aurait de toute manière pour conséquence de te rendre aveugle (parce que tes yeux ne captureraient plus aucune lumière), en plus.

En ce qui concerne la théorie de la magie : en fait la métamorphose c'est pas du tout considéré comme relevant de la "magie de base" sur Escapism. Une métamorphose c'est atrocement compliqué à réaliser, en particulier lorsqu'il y a variation de masse / de système nerveux (pour les êtres vivants), donc par défaut "ça marche pas" en dehors de certaines exceptions. On en avait parlé sur la fiche d'Urielle si tu veux en savoir plus.

Du coup "je connais bien la théorie de la magie" aucun souci, mais "ça inclut les bases, genre la métamorphose" non.

Mémoire des motifs, aucun problème.

Voilà voilà. Du coup ça modifie un peu la flexibilité de l'empathie niveau couleurs, je te laisse voir comment tu gères ça côté histoire.

Cheers!
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Ven 19 Fév - 16:57

Je passe vite fait faire une petite parenthèse pour l'empathie et l'histoire des papillons; en fait, c'était simplement une image il ne voit pas les différentes couleurs des papillons, c'est seulement sa façon à lui de l'imagée (ce qu'on aurait sûrement compris si j'avais écris son histoire un peu plus en détails note. /pan). Et une petite parenthèse en plus sur l'empathie sur le fait que ça le rendrait malade, j'ai mis ça ? .__. si je me suis fait mal comprendre, c'est pas grave mais ce que je voulais dire c'est que ça le touche dans le sens qu'il ne fait parfois pas la différence entre ses émotions et celles de je-ne-sais-qui à qui s'accroche ses fils de mana.

Je fais seulement des parenthèses aujourd'hui parce que malheureusement, je ne vais pas pouvoir écrire les corrections dans l'immédiat parce que bonjour, j'ai plus de vitamine dans mes globes oculaires, mais je prends note ! Je m'excuse d'avance du temps que je vais mettre à modifier. ;w;
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Ven 19 Fév - 17:45

Okay, clairement y'avait malentendu dans entre ton écriture et notre lecture, navrée xD.

Je pense qu'on a mal interprété tes descriptions parce qu'elles étaient super imagées, qu'on part du principe que les descriptions de pouvoirs sont relativement objectives (donc décrivent vraiment ce qu'il se passe), et que donc on a lu que Nath voyait / sentait réellement ces bestioles dans son corps et dans les airs autour. Du coup j'aimerais que tu clarifies que ce que tu as décrit pour l'empathie ça relève de l'imagé (que ça ne décrit pas objectivement ce qu'il se passe), parce qu'on essaie de maintenir un certain standard de clarté pour ces parties des fiches (ça nous permet de référencer les fiches entre elles, etc.).

Aparté du coup mais en gros son empathie fonctionne comme celle d'Aspasie du coup ? (En temps normal il peut faire la différence entre ses émotions et celles qu'il observe mais quand y'a trop d'empathie à la fois ça se mélange.)

No problem pour les temps de modification, prends ton temps ! On est plus intéressées par une fiche "satisfaisante pour l'auteur même si ça prend du temps" que par une fiche rushée entraînant des regrets après coup ;)
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Mer 14 Sep - 11:07

Je ne sais pas pourquoi, mais cette fiche est définitivement maudite! Je suis absolument navrée, j'avais tout bien corrigé mais comme d'habitude mon cerveau est parti sur une île tropicales, boire des cocktails sous les cocotiers je pense et j'ai oublié; de plus entre temps, je n'avais accès à internet que pour faire des opérations très simples (encore ça me prenait trois heures pour ouvrir quoi que ce soit dans mon navigateur). Bref! Du coup, c'est même plus prendre son temps. /poutre
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