i don't know what we're doing ☆ ft. nathan
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Jeu 31 Déc - 3:43

I  D O N ' T  K N O W  W H A T  W E ' V E  D O N E


Londres.
C'est grand, Londres - ça l'a toujours été ? probablement. Tu ne t'en souviens plus - tu ne sors plus souvent. Tu ne sortais jamais souvent. Tu te cherches des excuses, tu refoules tes erreurs qui s'amoncellent comme jamais au fond de toi mais aujourd'hui n'est pas le jour aujourd'hui c'est l'oublie aujourd'hui c'est sérénité et clairvoyance ; aujourd'hui tu oublies ton nom pour te renommer Nirvana comme tu le fais si bien et tu n'es plus rien, tu es diseuse de bonne aventure dans les ruelles où tu passes, où tu abordes les gens avec tant de facilité - trop peut-être, comme s'il n'y avait jamais aucun danger.

Mais il n'y a rien.
Il n'y a que toi et tes désillusions.

Projections infondées qui pourtant viennent de toutes ces petites choses que tu sais observer en un coup d'oeil ; tic toc manie et regard qui fuit détails qui échappent aux autres mais pas à tes yeux trop aiguisés par l'observation et oh Nirvana quand bien même dois-tu oublier ton nom qu'il te revient si vite en tête comme un rire cynique - Moriarty. Et tu cherches avec désespoir le détective qui viendra mettre derrière les barreaux ton sarcasme criminel bien caché derrière tes faux-semblants et ton sourire qui semble parfaitement naturel.

Un, deux, trois - les constats s'enchaînent et le temps passe et passe et tu oublies ton monde tes problèmes ; tu t'oublies et c'en est merveilleux, tu t'en croirais presque vivante et tu pourrais ré-apercevoir un semblant de couleur dans le monde sans élégance ; et tu jurerais presque sentir à nouveau l'odeur de la vie au milieu de la puanteur de ton propre cadavre mort il y a trop longtemps ; morbide et sinistre comme jamais.

Il fait froid. Il fait froid et il vente mais tu te sens légère et un soupçon d'adrénaline continue de faire battre ton coeur - tu te fiches de la réaction des autres, il n'y a que ton ennuie effacé qui compte. Et c'est pourquoi tu l'approches ; lui avec ses lunettes et sa chevelure blonde, sa taille bien plus grande et sa carrure bien plus imposante que la tienne malgré sa jeunesse évidente - sourire sans la moindre once de commercialité, juste une perfection de plus dans tes apparences et ta voix oh si douce Nirvana qu'elle en ferait rêver plus d'un ;

Hey, dis - toi, oui, ça te dit que je te lise les lignes de la main ? C'est pas payant, c'est juste un passe-temps.

Aller, vas-y.
Distrais-la un peu.
Elle se sent si morte sans toi - sans vous, bande d'humains monstrueux qui ne servaient à rien si ce n'est la rejeter.




© Y A M
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Jeu 7 Jan - 18:06

L'être humain est vil. L'être humain est salopard. Voilà comme j'aime définir l'espèce humaine matin, midi et soir. Il n'y a rien de plus plaisant à la décrire continuellement, afin de me souvenir à quel point ce monde serait mieux sans elle. Ce monde, si beau, si grandiose, si puissant et si bon. Corrompu par l'Homme. Il fallait lui faire comprendre qu'avoir coloniser la Terre avait été l'erreur qu'il ne fallait pas faire. Et j'étais là pour me charger de la sale besogne. Je ne comptais pas laisser impuni une telle chose. Un jour, oui, un jour, l'être humaine mourrait de mes mains, et quand bien même je n'en aurais pas le temps, la Terre elle-même aurait moins à faire pour reprendre ses droits. De toute manière, l'espèce était condamnée à périr un jour. Autant accélérer la chose. Il n'y avait pas à hésiter. Un bon coup de hache et voilà que le monde disait adieu à une pollution de son corps en plus. Et dire que je compare l'Homme à un déchet est un euphémisme : l'Homme EST un déchet. Il ne faut pas l'oublier. Des êtres abjectes dont le seul intérêt dans leurs vies est de se croire supérieurs aux autres en accomplissant divers choses uniquement pour leur propre compte. Il n'y avait qu'à voir : mes parents étaient de ceux qui étaient de ceux que la folie des grandeurs avait définitivement perverti et détruit mentalement. Et malheureusement, ils étaient nombreux à avoir atteint le stade de demeuré obnubilé par le seul besoin d'être meilleur que son entourage. Ah, même si le temps me prenait, je saurais y parvenir un jour.

En attendant, je devais continuer à me servir d'eux. Me servir de leurs talents, de leurs avantages, de gravir les échelons comme eux. Dominer les autres. Dominer le monde. Parce que je suis un Homme, et l'Homme est vil est salopard. Et je m'en rendais parfaitement compte, lorsque je me trouvais à l'aéroport de Boston pour me rendre à Londres. Je les voyais bien, ces regards de mépris. Ce pauvre mec au niveau de l'enregistrement des bagages. Il se croyait bon parce que c'était un adulte. Il me méprisait, et m'aurait volontiers cracher à la gueule s'il n'y avait pas joué son poste. Mais cela ne m'avait pas empêche de comprendre encore une fois à quelle point j'avais raison sur l'espèce humaine : tout juste bonne à vouloir dominer les autres. Et en tant que membre de cette espèce, je m'étais amusé à lui rendre son regard méprisant, le faisant bien évidemment enrager comme je l'avais prévu. Il avait commencé à me foncer dessus une fois que je lui tournai le dos et que sa collègue ne regardait pas, tenant à m'infliger un coup, très certainement entre les jambes (oui parce qu'il en était sûrement capable en plus), mais je m'écartais au dernier moment et profita du passage d'un autre voyageur pour le mettre à ma place. Le coup toucha la jambe gauche du pauvre homme qui s'affaissa sous la douleur et se fit remarquer de tout le hall. Je m'éloignais petit à petit mais continuais de regarder l'homme d'un regard qui montrait de la pitié envers lui, pitié qui n'était là que pour accentuer mon dégoût à son égard. Il n'était rien en vérité, et en quelques secondes, je venais de lui faire comprendre qu'il était plus proche de l'inexistence que d'autre chose. Très certainement qu'il devait vivre à la rue aujourd'hui. Mais cela, je m'en foutais royalement.

Je m'en foutais, d'autant plus que j'étais arrivé à Londres depuis maintenant deux semaines. L'école m'avait dépêché pour aller aider une multinationale anglaise à se protéger des éventuels espions informatiques cherchant à s'approprier leurs informations privés. Le PDG de cette entreprise était un ami proche du directeur, directeur connaissant lui-même mes parents et connaissant parfaitement mon niveau dans le domaine informatique. Mon aide avait donc été très fortement conseillé et plus tard demandé. Comme quoi, il faut savoir se servir des autres pour s'en sortir. Mais là, ce n'était pas le sujet. Aujourd'hui est un jour de week-end. Je profite de ces deux jours pour visiter toujours un peu plus la vite. Les bâtiments sont forts monotones et peu intéressants, mais l'on s'y sent assez bien, et par bonheur, des espaces naturels existaient encore dans cette ville. C'était cela que tu aimais découvrir et redécouvrir chaque jour de temps libre pour t'imprégner de nouveaux décors toujours plus magnifiques. Et lorsque je me trouve auprès de ces arbres, de ces gazons et de ces animaux, minuscules ou non, je me sens comme libéré de cette enveloppe maudite qu'est mon corps. Je me sens vivre une nouvelle vie. Et souvent, il m'arrive, une fois de retour à la réalité, de garder un léger sourire pendant plusieurs minutes avant de retrouver cet air blasé que j'aime dessiner gravement sur mon visage. Et c'est armé de ce sourire heureux que je finis par me laisser aller et être repéré par une fille à l'air douteuse.

Hey, dis - toi, oui, ça te dit que je te lise les lignes de la main ? C'est pas payant, c'est juste un passe-temps. me lança-t-elle.

Ok. Elle est vraiment bizarre. On dirait une pute de luxe encore vierge. La pauvre. L'Homme est salopard, mais salope, je connaissais pas. Elle me faisait pitié. Trop pitié. Je n'allais pas la laisser sur le trottoir à continuer ainsi. En plus, en face d'un petit parc fort charmant. Shame on you girl ! Aheum … Bref, autant accéder à sa requête, qu'elle parte d'ici bien vite et que ça soit plié.

Bonjour, demoiselle de basse extraction à l'air fort détraqué. Vous me semblez désespérée au point de payer gratis pour une petite gâterie.  Je vais donc vous écouter déblatérer vos inepties, vous pourrez ensuite partir assez loin de ce petit coin charmant. Je vous écoute. lui répondis-tu.

Je lui tendis ma main et je l'écoutai.
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